Culture

(L-R) Actors Kit Harington, Maisie Williams, Rose Leslie, Natalie Dormer, Sophie Turner, and John Bradley attend "Game Of Thrones" The Exhibition on March 27, 2013 in New York City
Autre grande gagnante de la soirée, la mini-série "The People vs O.J. Simpson"

"Game of Thrones" et "Veep" ont été sacrées meilleures séries aux Emmys dimanche et se sont fait une place dans l'histoire de ces prix de la télévision, lors d'une cérémonie où Donald Trump a été la cible d’innombrables attaques.

La saga médiévo-fantastique est devenue en six saisons le programme de fiction le plus décoré des Emmys, les "Oscars de la télévision", avec au total 38 prix, battant le sitcom "Frasier".

Caractérisée par un monde imaginaire aux moeurs féodales ultra-violentes, la série inspirée des romans de George R. R. Martin a décroché trois prix dimanche mais ses acteurs sont repartis bredouille.

La satire politique "Veep", sacrée meilleure série comique comme l'an dernier, s'est aussi taillée une place au Panthéon des Emmys grâce à son interprète Julia Louis-Dreyfus.

Elle a gagné pour la cinquième fois d'affilée le prix de la meilleure actrice comique grâce au rôle de la (vice-)présidente incompétente Selina Meyers. 

C'est la sixième statuette au total pour ce prix, un record depuis la naissance des Emmys.

"'Veep' a abattu la frontière entre comédie et politique. Ce qui a débuté comme une satire ressemble maintenant à un documentaire. Alors je promets de reconstruire ce mur et de faire payer le Mexique", a déclaré la comédienne de 55 ans, allusion à une promesse de Trump.

Valerie Macon (AFP/File)

La campagne en toile de fond

A moins de deux mois de l'élection présidentielle aux Etats-Unis, le ton de la soirée était marqué de références à une campagne particulièrement acrimonieuse.

Dans la séquence d'ouverture, l'animateur Jimmy Kimmel est monté dans la limousine présidentielle conduite par... Jeb Bush, candidat républicain malheureux, qui a lancé "si on mène une campagne positive, les électeurs finissent pas faire le bon choix" avant d'ajouter: "c'était une blague Jimmy".

Autre allusion à l'année électorale, le présentateur a déclaré: "si ce n'était pour la télévision, est-ce que Donald Trump serait candidat à la présidentielle aujourd'hui? Non".

Référence au passé de vedette de l'émission "The Apprentice" de Donald Trump, Kimmel a ajouté: "Nous n'avons plus besoin de regarder la téléréalité, nous la vivons".

Jill Soloway, créatrice de "Transparent" et de nouveau primée, s'en est pris bien plus violemment au candidat qu'elle a qualifié de "l'un des plus dangereux monstres de notre époque, un héritier d'Hitler".

Autre grande gagnante de la soirée, la mini-série "The People vs O.J. Simpson", qui revisite la bataille entre les avocats de l'ex-vedette du football américain, accusé de double homicide, et la procureure Macia Clark, a remporté 5 prix.

Sarah Paulson a été récompensée pour son interprétation de Marcia Clark, qui l'accompagnait dimanche, et qui a été à l'époque jugée largement responsable de ce qui a été considéré par beaucoup comme un échec: l'acquittement de Simpson à l'issue du "procès du siècle" en 1995. 

"Je suis désolée" a dit Paulson a son modèle, louant son intelligence, la résilience de cette mère de famille qui voulait rendre justice à "deux victimes innocentes, Nicole Brown Simpson et Ron Goldman".

Pour elle, "O.J., était vraiment un homme adoré, et vu le climat dans cette ville après (l'affaire Rodney King et les émeutes qui ont suivi à Los Angeles), je pense qu'il n'y avait pas d'autre issue pour ce procès".

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