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Wonder Woman déprogrammé à Alger, appel à son interdiction

Gal Gadot fait la promotion du film Wonder Woman
AFP
La présence de l'actrice israélienne au casting du film enflamme les réseaux sociaux dans le monde arabe

Le film américain Wonder Woman, incarnée par l'actrice israélienne Gal Gadot, a été déprogrammé dimanche d'un festival à Alger, où sa projection prévue avait enflammé les réseaux sociaux et suscité une pétition demandant son annulation.

Les organisateurs ont assuré que la déprogrammation était liée à des problèmes de droits d'exploitation et non à la campagne en cours contre sa diffusion, en raison de la présence à l'affiche de Gal Gadot.

Dans un post largement partagé sur sa page Facebook, Gadot avait fait l'éloge de Tsahal lors de la guerre entre Israël et le Hamas en 2014, en envoyant des prières aux soldats israéliens "qui risquent leur vie en protégeant mon pays contre les actes horribles du Hamas".

Le film devait être projeté le 8 juin à Alger, mais dimanche il n'apparaissait plus dans le programme "modifié" de la 2e édition des Nuits du cinéma organisée à l'occasion du ramadan par la société privée de distribution MD Ciné et l’Établissement public Arts et Culture d’Alger.

"Le film sera reprogrammé une fois les contraintes administratives liées aux droits d'exploitation réglées", a assuré à l'AFP Amine Idjer, responsable de la communication de MD Ciné.

Il a précisé que "le ministère algérien de la Culture avait donné le visa d'exploitation" et assuré que cette déprogrammation n'avait rien à voir avec la campagne de boycott lancé sur internet.

La superproduction réalisée par Patty Jenkins a engrangé un chiffre d’affaires de presque 100 millions de dollars aux Etats-Unis en seulement quatre jours.

Il s'agit du meilleur démarrage de l'histoire pour un long métrage réalisé par une femme, battant le précédent record détenu par Sam Taylor-Johnson dont le film "50 nuances de Grey" avait engrangé 85 millions.

Le ministère de la Culture n'était pas joignable dans l'immédiat.

Depuis jeudi, une pétition en ligne intitulée "Non! Pas en Algérie" demande l'interdiction du film Wonder Woman, "dont l'actrice principale glorifie l'attaque au phosphore blanc contre Gaza", selon le texte.

La pétition estimait en outre "inacceptable" que la date prévue de la projection corresponde "au 50e anniversaire (du début) de l'occupation de Gaza durant la Guerre des Six jours", du 5 au 10 juin 1967.

Le Liban a interdit le 1er juin la diffusion du film en raison de la présence de l'actrice israélienne.

Des projections restent en revanche prévues en juin dans d'autres pays arabes, comme la Tunisie, les Emirats arabes unis ou l'Egypte.

Commentaires

(5)

ils ont peur que leurs femme sâchent que dans les pays civilisés ce sont les femmes qui tiennent le fouet...pas les hommes.

Pauvre Algérie: toujours aussi médiocre et ridiculement saucissonnée dans sa connerie. Encore quelques siècles et ce pays sortira "enfin" de son moyen- âge. Quel gachis ! Le peuple et les dirigeants, dans le même sac ...

alain pourcent

si les algériennes voyaient notre belle Israélienne, elles se voileraient.

SOVLANI

Ce ne sont pas les dinars Algériens maintes fois dévalués qui vont gêner le résultat du film, cela leur fera croire qu'ils ont battu, une fois dans leur vie, Israël alors que le film est Américain, ce qu'ils n'ont pas compris!

Deuxnids

On se passerat d eux ...ils le pirateront

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