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Olivier Guez lauréat du Prix Renaudot pour "La disparition de Josef Mengele"

L'écrivain Olivier Guez sur le plateau d'i24NEWS à l'occasion de la sortie de son livre "La disparition de Josef Mengele", le 6 septembre 2017
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Le tortionnaire nazi Josef Mengele, était connu pour ses expérimentations meurtrières sur des Juifs déportés

Le prix Renaudot 2017 a été décerné ce lundi à Olivier Guez pour "La disparition de Josef Mengele".

Re-lire son interview à i24NEWS :

Dans un récit retraçant la fuite du dignitaire nazi Josef Mengele surnommé "l’Ange de la mort", connu pour ses expérimentations meurtrières sur des Juifs déportés, l'auteur Olivier Guez raconte à i24NEWS "La disparition de Josef Mengele", les coulisses de la recherche du médecin d'Auschwitz.

Traqué pendant des décennies après s’être enfui en Amérique latine à la chute du Troisième Reich, Mengele ne sera jamais capturé et sera retrouvé mort noyé sur une côte brésilienne en 1979.

Il aura fallu plusieurs années de documentation et d’investigation à l'écrivain pour tenter de "comprendre l’atmosphère dans laquelle il (Mengele) avait vécu". M. Guez a vu ce travail de recherche comme l’œuvre d’un détective avec une "distance" nécessaire.

"Je n’ai pas attaqué Mengele de front quand j’ai préparé ce livre parce que je ne voulais pas être sa marionnette. Il fallait que je trouve le moyen d’être le marionnettiste de Mengele", a confié l’écrivain à i24NEWS.

A l’instar du nazi Adolf Eichmann, qui a été retrouvé par des agents israéliens à Buenos Aires, ramené à Jérusalem où il a été jugé, condamné à mort et pendu en Israël en 1962, Josef Mengele n’a jamais été inculpé pour ses crimes.

Interrogé sur le fait que Mengele n'avait finalement jamais payé pour ses crimes, M. Guez affirme que le criminel a "souffert le martyr" pendant cette période de fuite qu’il raconte dans son livre.

"J’ai ma propre idée là-dessus, je laisse le lecteur le ressentir. Moi j’en ai eu le sentiment, peut-être que j’ai voulu me consoler comme ça, ou peut être que cela m’a aidé dans mon écriture", a-t-il dit.

"Je pense que les 20 ans qu’il passe au Brésil après sa fuite d’Argentine, et son passage au Paraguay, sont absolument terribles", a-t-il poursuivi.

"Je ne sais pas si elles (ces années ndlr) sont plus ou moins horribles que s’il avait été attrapé et jugé, mais je pense que s’il avait été déféré devant la justice, il aurait adopté une ligne comme Eichmann en Israël : 'ce n’est pas moi, les ordres sont les ordres, je devais les respecter etc..'", a-t-il estimé.

Selon l’écrivain, de par sa personnalité, le tortionnaire nazi a vécu ces dernières années "au fin fond de la jungle, totalement seul, paranoïaque, en proie à une espèce de malaise de vivre, persuadé qu’à tous les coins de rue, derrière chaque arbre, se cachait un agent du Mossad, un détective ou un chasseur de nazi".

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