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Mostra de Venise: "Foxtrot" de l'Israélien S.Maoz remporte le Grand prix du jury

Director Samuel Maoz, center, and actors Lior Ashkenazi, left, and Sarah Adler pose during the photo call for the film "Foxtrot" at the 74th Venice Film Festival in Venice, Italy, Saturday, Sept. 2, 2017.
ASSOCIATED PRESS
La ministre de la Culture Miri Regev accuse le film de donner du grain à moudre au BDS

Le réalisateur israélien Samuel Maoz a remporté samedi le Grand prix du jury pour son film "Foxtrot" tandis que le réalisateur mexicain Guillermo del Toro a reçu le Lion d'or du meilleur film à la 74ème Mostra de Venise.

Il s'agit d'une deuxième victoire pour Maoz qui avait déjà été sacré à Venise en 2009 avec son film "Lebanon". Son dernier film, qui a donc obtenu le Lion d'argent, traite d'une histoire de deuil avec pour toile de fond deux générations traumatisées par le service militaire israélien.

La ministre israélienne de la Culture Miri Regev a aussitôt réagi et a fustigé la victoire de "Foxtrot", accusant le film d'œuvrer en faveur du BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions). "Ce sont ces films qui permettent au BDS d'avoir le vent en poupe", a-t-elle déclaré.

Le réalisateur mexicain Guillermo del Toro a quant à lui décroché le Lion d'or du meilleur film pour "The Shape of Water", délicate fable d'amour et ode à la différence.

"Si vous restez pur et fidèle à votre croyance, à ce que vous croyez vraiment, - dans mon cas aux monstres -, vous pouvez faire tout ce que vous voulez", a déclaré le réalisateur mexicain en recevant son prix.

Ce conte fantasmagorique raconte l'histoire d'amour entre une muette rêveuse et une étrange créature amphibienne, voulue comme un antidote contre "la peur et le cynisme" par le réalisateur.

Filippo MONTEFORTE (AFP)

"Les aider à comprendre le monde arabe"

En ce qui concerne le film de Samuel Maoz, il se déroule dans deux univers en vase clos. Un père est dans son appartement très dépouillé à Tel-Aviv. Son fils, un jeune militaire, surveille avec trois soldats un barrage sur une route boueuse perdue dans un paysage désertique, davantage empruntée par les chameaux que par les hommes.

"Mon but n'est pas de faire un film réaliste sur un barrage routier. De mon point du vue, le barrage routier est un microcosme de la société, une société apathique et anxieuse, avec des perceptions déformées venant d'un terrible passé traumatique", avait expliqué Samuel Maoz lors de la présentation de son film.

Dans ce "désert des tartares" stylisé, le jeune soldat trompe son ennui en dessinant et fait des pas de foxtrot sur l'asphalte, contrôlant très épisodiquement des voitures d'arabes figés dans un silence humiliant. Une routine froide qui va conduire à une bavure.

"J'ai choisi ce cadre grotesque et théâtral parce que je veux que les gens aient une vision plus large pour les aider à comprendre le monde arabe", avait indiqué le réalisateur.

En 2009, il avait triomphé à Venise avec "Lebanon", son premier film autobiographique "écrit avec ses tripes", qui montre les horreurs de la guerre à travers le viseur d'un tank lors de la première guerre du Liban en 1982.

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Commentaires

(8)
Franck

Ah les gourous de la pureté .. Les autres sont des traites .. Pourtant seules les nations démocratiques les vrais traversent les siècles ..ne cherchez pas les autres , elles ont disparues !

Dov

Bravo pourquoi laisser aux non juifs faire des films anti juifs Autan que ce soit un juif qui le fait et que ce soit lui qui empoche l'argent .... Sauf que ça s'appelle de la traîtrise (anti juif car il ne montre qu'une opignon et pas celle d'en face)

L'art exprime la société à un moment donné. Il sublime la question posée.. Il est essentiel. Posez-vous la question de pourquoi interdire, de pourquoi enfermer les artistes... il nous faut cet art qui nous prend , nous met devant nos contradictions.. Bravo et Merci au jury de la Mostra, plus vieille compétition cinématographique en Europe...

Ironjhon

Non Franck. Ce n'est pas de la démocratie que de laisser des gens vomir et créer du tort à notre pays. Ça donne des raisons à bds et par ricochet tous les haineux iront attaquer des juifs sous prétexte des soi disant agissements d'Israël. C'est juste de la démocratie idiote qui permet à ces traîtres de s'exprimer

Franck

Le propre et l'exemplarité de la démocratie israélienne c'est de permettre ce film .. il peut déplaire certes à certains c'est bien normal .. Mais du coup il donne la leçon à toutes les nations donneuses de "leçons" Alors félicitons nous plutôt !!

Ben mon coco

Neron aurait demandé comment devenir une vedette célèbre ? En s'attaquant aux juifs, lui aurait on repondu ( gitin)

Ironjhon

Encore une honte pour israel. Des traîtres à la nation qui devraient être jugés et condamnés. Israel,tu l'aimes ou tu la quitte!!!

goliat

Honte pour ce film fait par un ashkénaze qui vomit sur Son pays ISRAEL. gauchiste

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