Économie

Les bureaux d'Al-Jazeera America à New York City
60% des licenciements, soit 300 emplois, concernent le personnel d'Al-Jazeera au Qatar

La chaîne de télévision Al-Jazeera du Qatar a annoncé dimanche "quelque 500" licenciements, notamment parmi son personnel dans l'émirat, dans le cadre d'une "initiative pour optimiser" la productivité. 

Dans un communiqué, la chaîne a précisé que sa direction avait décidé de supprimer "environ 500 postes à travers le monde, dont une majorité au Qatar", où se trouve le siège d'Al-Jazeera.

Selon un responsable de la chaîne, 60% des licenciements, soit 300 emplois, concernent le personnel d'Al-Jazeera au Qatar.

Le directeur général par intérim d'Al-Jazeera, Mostefa Souag, a assuré que les suppressions d'emplois étaient destinées à "optimiser" la productivité et à "faire évoluer le travail (de la chaîne) afin qu'elle conserve une position de leader".

"Bien que la décision soit conforme à ce qui se fait dans les médias à travers le monde, elle a été difficile à prendre", a souligné M. Souag.

"Nous sommes toutefois convaincus qu'il s'agit d'une bonne décision pour assurer la compétitivité à long terme de notre réseau", a-t-il ajouté.

Un responsable de la chaîne a indiqué à l'AFP que les premiers licenciements devraient intervenir dès la semaine prochaine et que la plupart des départs ne concernaient pas des journalistes.

Ces licenciements interviennent deux mois après celle de l'annonce de la fermeture d'Al-Jazeera America qui va, elle, entraîner environ 700 suppressions d'emplois.

Fondée il y a 20 ans par le gouvernement du Qatar, Al-Jazeera emploie quelque 4.500 personnes à travers le monde.

Les suppressions d'emplois ont été annoncées au moment où le Qatar, un gros producteur de gaz mais également de pétrole, fait face à un effondrement des prix de ces sources d'énergie.

Le pays prévoit un déficit budgétaire de plus 12 milliards de dollars en 2016, le premier en 15 ans.

En décembre, l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a mis en garde en décembre contre les dangers de l'Etat-providence. Il a estimé que la chute des prix des hydrocarbures pourrait aider à "corriger les phénomènes négatifs" ayant accompagné l'accumulation des richesses du pays, comme "le gaspillage, l'administration pléthorique et l'absence de responsabilité".

(avec AFP)

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