Économie

Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou (droite), avec le ministre israélien des Finances Moshe Kahlon
Sans les risques géopolitiques auxquels Israël est exposé, la cote de crédit du pays serait revue à la hausse

L'agence de notation américaine Moody’s, considérée comme la plus conservatrice des trois grandes agences de notation internationales, confirme la notation d'Israël à A1, assortie de perspectives stables, a rapporté jeudi le quotidien financier israélien Globes.

Selon les experts financiers, cette notation a été attribuée en raison de la "flexibilité économique du pays, et l'efficacité prouvée du gouvernement qui s'applique régulièrement à l'amélioration des données et du financement de la dette."

L'agence fait de plus remarquer que, sans les risques géopolitiques auxquels Israël est exposé, la cote de crédit du pays serait revue à la hausse.

Moody's définit l'économie israélienne comme étant très solide, avec une croissance soutenue principalement par les exportations de l'industrie high-tech.

Les économistes de Moody's précisent que la réussite de ce secteur repose sur un niveau élevé d'éducation de la population, mais aussi sur des dépenses importantes investies dans la recherche et le développement.

En outre, la dette d'Israël est faible par rapport au niveau international, et le pays a fait face efficacement à la crise, qui intervient dans toutes les économies mondiales.

La faiblesse d'Israël, selon Moody's, réside dans le manque de stabilité politique ainsi que dans les risques sécuritaires en constante augmentation, due à la situation alarmante de la Syrie.

L'agence met en garde également contre la menace de l'Iran, qui continue d'alimenter le terrorisme mondial, et plus particulièrement contre Israël.

De plus, selon les experts, la valeur élevée du shekel (monnaie israélienne) continue de peser sur les exportateurs et cela se remarque déjà dans les chiffres de l'année 2015 - les exportations ont chuté à 3,1%, pour la première fois depuis 2009.

Par ailleurs, tandis que la consommation des ménages demeure le moteur de la croissance économique, le troisième trimestre de l'année 2015 enregistre un ralentissement dû à la vague d'attentats quasi­-quotidiens depuis le 1er octobre 2015.

Concernant l'accord gazier signé par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, et rejeté dimanche dernier par la Cour suprême, l'agence Moody's affirme que les divergences politiques sur le sujet pourraient conduire à une sortie des investisseurs potentiels en ressources naturelles.

Moody's prévoit une croissance de 2,9% en 2016, qui se tenait à 2,5% l'an dernier, et une augmentation de l'inflation de 0,6%, alors qu'une diminution de 1,0% avait été observée l'an dernier.

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