Économie

Les deux milliards d'euros annoncés seront financés intégralement par des économies budgétaires

François Hollande a affirmé lundi que l'emploi était "la seule question qui vaille au-delà de la sécurité des Français", lors de l'annonce de ses mesures pour renforcer la lutte le chômage.

"Je considère que face au désordre du monde, face à une conjoncture économique incertaine et un chômage persistant, il y a aussi un état d'urgence économique et social à proclamer", a déclaré le chef de l'Etat devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese).

François Hollande a de nouveau appelé à "amplifier le mouvement des réformes", soulignant que "l'innovation est la clef de tout" et que l'effort de recherche était "essentiel".

"La seconde conclusion, c'est que la France doit accroître la formation, l'éducation, le niveau de qualification des salariés", a-t-il enchaîné. En outre, l'Etat dégagera un milliard d'euros pour le plan de formation de 500.000 chômeurs.

Au total, le président François Hollande a chiffré à "plus de deux milliards d'euros" les mesures du plan d'urgence pour l'emploi, tout en promettant qu'elles seraient financées intégralement par des économies budgétaires.

"Les mesures que je viens de présenter représentent un effort budgétaire significatif, de plus de deux milliards d'euros, à la fois ce qui relève de la formation et ce qui est lié aux mesures pour l'embauche dès aujourd'hui", a déclaré le chef de l'Etat, lors de ses voeux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi.

Surmonter la contradiction

Selon lui, le "défi" est de surmonter "la contradiction entre la dynamique économique, qui requiert plus d'agilité, et la cohésion sociale, qui appelle plus de sécurité".

"Il s'agit de redéfinir notre modèle économique et social" sans "renoncer à ses fondements", a-t-il relevé, estimant que "la seule gestion des acquis" "était une cause perdue d'avance quand la compétition ne distingue plus les frontières et quand la localisation des activités se détermine à l'échelle du monde".

Reprenant à son compte, mais sans la citer, la formule de la flexisécurité des pays scandinaves, François Hollande a jugé que "l'objectif" était "plus de sécurité pour l'entreprise pour embaucher, pour adapter son effectif lorsque les circonstances économiques le demandent, et aussi plus de sécurité pour le salarié face aux mutations et à la mobilité".

Il est aussi prévu de garantir aux entreprises "plus de liberté pour investir, pour innover, pour créer des emplois et aussi plus de liberté pour le salarié, pour choisir son métier, sa formation, la conduite de sa vie professionnelle", a-t-il affirmé.

La future réforme du Code du travail accordera aux entreprises de nouveaux assouplissements sur le temps de travail, notamment sur la majoration des heures supplémentaires, sans toucher à la durée légale de 35 heures, a annoncé lundi François Hollande.

(Avec l'AFP)

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