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Conférence de Paris : "une illusion très néfaste" selon Israël

La vice-ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Hotovely lors d'une conférence de presse à Barkan le 3 novembre 2015
MENAHEM KAHANA (AFP/Archives)
"Le terrorisme qui devrait être l'objectif de la communauté internationale ne sera même pas abordé"

Israël a réitéré mercredi son opposition à l'initiative française pour relancer l'effort de paix avec les Palestiniens, qualifiant "d'illusion très néfaste" la conférence internationale organisée dimanche à Paris.

La ministre adjointe des Affaires étrangères Tzipi Hotovely a affirmé devant la presse que la seule voie vers la paix était celle de négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, que la conférence prévue dimanche éloignait les perspectives de paix et que "le seul pays sur lequel on fait pression est Israël".

Un responsable gouvernemental israélien a répété plus tôt mercredi sous le couvert de l'anonymat le refus d'accepter l'invitation française faite au Premier ministre Benyamin Netanyahou à venir à Paris pour être informé des conclusions de la conférence juste après celle-ci. Le président Palestinien, Mahmoud Abbas, également invité, a prévu de faire le déplacement.

"Israël a démontré par le passé qu'il savait conclure des accords de paix en employant une seule formule: les négociations directes. S'en dispenser crée l'illusion très néfaste auprès de la partie palestinienne qu'elle pourrait obtenir tout ce qu'elle veut sans parler à Israël", a dit Mme Hotovely.

Mme Hotovely a cité l'attentat dans lequel un Palestinien a tué quatre soldats israéliens et en a blessé 17 autres dimanche à Jérusalem.

Combattre le terrorisme "devrait être l'objectif numéro un de la communauté internationale, mais le sujet ne sera même pas discuté à Paris. Malheureusement le seul pays sur lequel on fasse pression, c'est Israël", a-t-elle dit.

Israël n'a cessé de dénoncer l'initiative depuis que la France l'a lancée en janvier 2016 pour tenter de sauver la solution à deux Etats. Les Palestiniens au contraire ont adhéré à l'initiative.

L'effort pour résoudre le conflit est moribond depuis l'échec en avril 2014 de la dernière initiative en date, celle de l'administration Obama.

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