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Trump n'exclut pas d'être accompagné par Netanyahou lors de sa visite au Mur

Donald Trump, le 18 mai 2017 à la Maison Blanche
JIM WATSON (AFP)
"Nous n'avons pas encore pris de décision concernant ma visite au Mur des Lamentations" (Trump)

Le président américain Donald Trump, attendu lundi à Jérusalem, n'a pas définitivement exclu d'inviter le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à se joindre à lui lors de sa visite au Mur des Lamentations, a-t-on appris vendredi.

"Nous n'avons pas encore pris de décision concernant ma visite au Mur des Lamentations", a déclaré Trump au quotidien israélien Israel Hayom lors d'une interview jeudi. 

"Nous avons un grand respect pour le Premier ministre Benyamin Netanyahou, mais nous avons choisi d'être accompagnés par le rabbin [du Mur occidental] parce que c'est la coutume. Néanmoins, cela pourrait encore changer", a-t-il ajouté.

La vice-ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Hotovely avait donné des instructions en juillet 2015 au service du Protocole de son ministère exigeant que toute visite d'un chef d'Etat, de gouvernement ou de la diplomatie d'un pays étranger inclue une visite au Mur des Lamentations.

Auparavant, les dignitaires étrangers étaient invités à se rendre à Yad Vashem, le mémorial consacré à la Shoah, et sur la tombe de Théodore Herzl, le père du sionisme moderne.

Pour l'heure, la visite, très commentée, du président au Mur occidental devrait avoir lieu sans responsable israélien, tandis qu'un diplomate américain avait provoqué l'indignation lundi déclarant que le site religieux se trouvait en Cisjordanie.

Interrogé sur ces propos mardi lors d'une conférence de presse, le conseiller américain à la sécurité nationale, le général H. R. McMaster avait refusé de confirmer ou d'infirmer s'ils reflétaient la position du président américain Donald Trump.

Jeudi, une vidéo publiée par la Maison Blanche, sur sa page Facebook, décrivant le trajet de la première tournée internationale du président américain, montrait une carte d'Israël excluant le Golan et la Cisjordanie, ajoutant à la confusion.

"J'espère qu'il ne s'agit que d'ignorance et non pas de ligne politique", a réagi vendredi la ministre israélienne de  la Justice et membre du parti Foyer juif, Ayelet Shaked.

Trump a par ailleurs réitéré auprès du journal Israel Hayom être "sincèrement" persuadé de pouvoir négocier un accord de paix entre Israël et les Palestiniens, et a également rappelé qu'il ne s'était engagé d'aucune manière sur la question du transfert de l'ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem.

Le ministre de l’Éducation et chef du parti Foyer juif, Naftali Bennett, serait le principal responsable du report du transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, auraient assuré jeudi des responsables américains selon la chaîne israélienne Channel 2.

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