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Israël s'oppose à un contrôle russe d'une zone de sécurité au sud de la Syrie

Village de Quneitra depuis le plateau du Golan, le 31 août 2014
Menahem Kahana (AFP/Archives)
L'Etat hébreu demande la présence des Américains pour faire respecter le cessez-le-feu dans cette région

Israël a fait savoir à Washington qu'il s'opposait à ce que la Russie contrôle une zone de sécurité qui serait établie à la frontière israélo-syrienne, lors d'une rencontre avec un responsable américain, a rapporté vendredi Haaretz.

L'envoyé spécial américain auprès de la coalition internationale en Syrie et en Irak, Brett McGurk s'est entretenu en marge de la Conférence de Herzliya fin juin en Israël, avec de hauts responsables du ministère israélien de la Défense, des Affaires étrangères ainsi qu'avec des militaires de haut rang concernant une zone sécurisée entre Israël et la Syrie.

Lors de cet entretien, Israël a fait part de trois revendications principales:

Tout d'abord, l'Etat hébreu demande à ce que les pourparlers sur l'établissment d'une zone sécurisée au sud de la Syrie aient lieu en marge des négociations de paix d'Astana au Kazakhstan, dans lesquelles l'Iran et la Turquie sont fortement impliqués. Israël s'oppose catégoriquement à toute participation iranienne ou turque dans ces négociations.

Deuxièmement, Israël demande à ce que les zones de sécurité tiennent l'Iran, le Hezbollah ainsi que d'autres milices chiites, éloignés des frontières israélienne et jordanienne.

Enfin, tenant à rester à l'écart du conflit syrien, l'Etat hébreu refuse de jouer un rôle actif dans le contrôle des zones de sécurité près de sa frontière.

Selon un haut responsable israélien, la Russie aurait proposé que son armée surveille le sud de la Syrie, rapporte Haaretz. Mais Israël s'oppose radicalement à cette idée et demande la présence des Américains pour faire respecter le cessez-le-feu dans cette région.

L'administration Trump n'a pas encore donné son accord.

Jeudi, à la veille d'une rencontre entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine qui se tiendra vendredi à Hambourg dans le cadre du sommet du G20, le secrétaire d'État, Rex Tillerson, a fait savoir dans un communiqué que les Etats-Unis pourraient envisager d'envoyer des troupes dans les zones de "désescalade" au sud de la Syrie.

"Les États-Unis sont prêts à considérer la possibilité de mécanismes conjoints avec la Russie pour assurer la stabilité, des zones d'exclusion aérienne, la présence d'observateurs du cessez-le-feu, ainsi qu'une coordination sur l'assistance humanitaire", a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le Premier ministre israélien s'est lui-même entretenu jeudi par téléphone avec le président russe concernant le conflit syrien.

"Beaucoup de discussions ont lieu sur le sujet, mais rien n'a encore été décidé", a confié un haut responsable israélien, cité par Haaretz.

"Nous sommes en relation étroite avec les Américains et ils comprennent nos préoccupations", a-t-il ajouté.

"Nous avons clairement indiqué aux Américains et aux autres parties que nous voulons consulter l'ensemble du dossier lié aux zones de désescalade, pas seulement quelques détails, pour que nous puissions décider de notre position".

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Commentaires

(3)

On ne remerciera jamais assez Obama d'avoir refusé de bombarder la Syrie en compagnie de la France après qu'Assad a utilisé des armes chimiques contre sa population... C'est ce calamiteux président qui est responsable du chaos actuel et de la présence des Russes dans la région... Curieusement, ce chouchou des médias planétaires qui l'ont considéré comme un dieu vivant, ne disent rien sur les désastres qu'il a provoqués, et qui préfèrent lyncher Trump qui fait de son mieux pour corriger les catastrophes engendrées par son prédécesseur... Mieux encore, Obama s'est installé à Washington au lieu de se retirer à Chicago, pour mener un combat contre Trump qu'il essaie de faire destituer... Obama risque d'être convoqué pour qu'il explique pour quelles raisons il n'a pas réagi lorsque la CIA l'a averti que les Russes avaient mené une campagne de déstabilisation au cours des élections présidentielles... Même Trump le clown cinglé et dangereux avait tiré en vain la sonnette d'alarme pour signaler les démarches russes... Obama ne voulait pas créer de vagues qui risquaient de causer du tort à Hillary, assurée de remporter des élections que les Démocrates ont perdues et qu'ils n'arrivent toujours pas à digérer...

Trois posts successifs sur trois sujets différents qui s'évaporent, ce n'est pas banal... Si je rajoute de gros problèmes de connexion et de déconnexion, cela fait beaucoup... Je laisse mon clavier se reposer un peu, le temps que le site soit moins stressé...

putin, retourne en Crimée.

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