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Netanyahou confie à Macron être "sceptique" quant aux efforts de paix US (média)

French President Emmanuel Macon calls for a resumption of Middle East peace talks as he holds his first official talks with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu
STEPHANE MAHE (POOL/AFP)
"Je suis contre l’initiative de paix française. C’était une mauvaise initiative", a lancé le PM israélien

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou se serait dit "sceptique" quant aux efforts de paix du président américain Donald Trump dans le conflit israélo-palestinien, lors de son tête-à-tête dimanche avec le président français Emmanuel Macron, a rapporté mardi le journal Haaretz, citant une source diplomatique israélienne.

Venu commémorer le 75ème anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv sur invitation du président français – une première pour un dirigeant israélien – Benyamin Netanyahou et Emmanuel Macron se sont ensuite entretenu en privé à l’Elysée avant de donner une conférence de presse commune.

Lors de cet échange, M. Macron a évoqué "l’opportunité de paix" entre Israéliens et Palestiniens face à l’implication de la nouvelle administration américaine dans le processus des négociations.

STEPHANE MAHE (POOL/AFP)

"Il sera compliqué d’agir rapidement selon le plan américain. Je ne sais pas si Abbas peut respecter les termes de son côté à cause de sa politique intérieure. Mais nous allons coopérer dans le sens de l’action de Trump", a nuancé M. Netanyahou, soulignant la nécessité d’avancer "en tandem" et non "l’un au détriment de l’autre".

D’après Haaretz, le président français a demandé à M. Netanyahou son avis sur l'initiative française portée par François Hollande en janvier 2016.

"Je suis contre l’initiative de paix française. C’était une mauvaise initiative", aurait alors confié Benyamin Netanyahou à Emmanuel Macron qui, d’après ces mêmes sources, n’aurait pas contredit le Premier ministre mais lui aurait en retour demandé quelles seraient les avancées possibles côté israélien.

Stephane Mahe/Pool Photo via AP

"Le dossier palestinien est compliqué", aurait alors rétorqué Netanyahou, abordant la politique de rémunération des terroristes pratiquée par l’Autorité palestinienne, et l’incitation à la haine anti-israélienne.

"Le problème c’est que vous le rendez encore plus compliqué en construisant davantage dans les colonies", aurait lancé le président français, défendant par la suite la solution à deux Etats, également soutenue par la communauté internationale et la Ligue arabe.

Au cours de leur entretien, les deux hommes ont également discuté des menaces régionales comme le cessez-le-feu en Syrie, les groupes terroristes islamistes comme le Hezbollah libanais, le programme nucléaire iranien, mais aussi l’amélioration de la coopération économique entre Israël et la France.

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Commentaires

(1)
Yes

Il faut dire clairement que la Judée et la Samarie, avec Jérusalem au centre, sont le cœur de l'Israël biblique. Ce n'est ni le Neguev, ni la côte méditerranéenne avec Tel Aviv, ni Haïfa ou le lac de Tibériade au nord. Il est donc normal que le cœur du conflit soit là où sont les racines de l'histoire. Il est impensable pour le monde chrétien qu'Israël y revienne car le retour d'Israël est une remise en question existentielle de la chrétienté qui voit dans la dispersion d'Israël la preuve de son hérésie. Il en est de même pour l'islam qui revendique l'exclusivité d'Abraham. Les deux religions filles s'associent dans ce combat pour "tuer le père" ou plutôt la nation mère. Et le vote de l'UNESCO n'est que l'expression matérielle de ce combat existentiel pour ces deux civilisations. De plus, cela n'est jamais dit et habite le subconscient des acteurs. La recherche d'une solution doit nécessairement traiter cette question, sinon tout accord n'aura pas plus de valeur que celle du papier qui le supporte...

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