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L'EI conserve un soutien "solide" sur Internet malgré les revers sur le terrain

Drapeau et panneau de l'organisation État islamique (EI) le 11 septembre 2015 à Daquq en Irak
MARWAN IBRAHIM (AFP/Archives)
"Les organisations djihadistes continuent d'abuser de diverses plates-formes pour répandre leur propagande"

Le groupe Etat islamique (EI) conserve une "base solide de supporters dévoués" sur Internet malgré une perte de terrain sur les champs de bataille en Syrie et en Irak, a averti vendredi Europol, l'Office européen des polices.

"Les groupes djihadistes utilisent également des petites plate-formes et des forums en ligne pour diffuser leur propagande terroriste", après des "actions systématiques menées contre cela sur les réseaux sociaux", a ajouté Europol. 

La régression relative de la propagande "officielle" du groupe EI au cours du dernier mois a crée plus d'espace pour du contenu généré par les utilisateurs pro-EI, a rapporté dans un communiqué l'office basé à La Haye.  

"Ceci montre que le groupe Etat islamique conserve sa base solide de supporters dévoués dans l'environnement virtuel d'Internet", a-t-il souligné.

Europol a publié ces conclusions après une séance de travail de deux jours regroupant des experts venus de Bosnie-Herzégovine, République tchèque, Estonie et Hongrie sur la recherche et la signalisation de contenus postés en ligne par les groupes jihadistes. 

"Les organisations djihadistes et leurs partisans continuent d'abuser de diverses plates-formes pour répandre leur propagande", a poursuivi l'Office européen des polices, mais "les actions perturbatrices entreprises par certains fournisseurs les ont contraint à passer à des plate-formes plus petites", a expliqué Europol.

Certains sympathisants utilisent également de nouveau les forums en ligne ainsi que les "bibliothèques Darknet", qui partagent des liens vers des contenus djihadistes sur Internet selon l'Office européen des polices, qui déclare avoir signalé 1029 éléments de contenus faisant l'apologie du terrorisme.

La Grande-Bretagne a déjà annoncé un plan visant à réprimer le contenu extrémiste en ligne à la suite des récents attentats à Londres et à Manchester. La Première ministre Theresa May souhaite que des outils soient développés pour identifier et retirer automatiquement les contenus "dangereux". 

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