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"Pas vraiment" d'accord nucléaire avec l'Iran après son test de missile (Trump)

Le président américain Donald Trump, le 22 septembre 2017 à Huntsville en Alabama
Brendan Smialowski (AFP)
Le président US accuse Téhéran de collusion avec la Corée du nord

Le nouveau test de missile par l'Iran remet en cause l'accord international avec Téhéran sur le nucléaire, a déclaré samedi le président américain Donald Trump, qui a également accusé l'Iran de collusion avec la Corée du nord.

"L'Iran vient de tester un missile balistique capable d'atteindre Israël. Ils travaillent aussi avec la Corée du nord. Nous n'avons pas vraiment un accord !", a tweeté le président américain.


Téhéran avait annoncé plus tôt samedi avoir testé "avec succès" un nouveau missile d'une portée de 2.000 kilomètres. Cette portée permet en théorie d'atteindre Israël, l'ennemi juré de l'Iran, et les bases américaines dans la région.

"Menace" pour le monde entier

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a qualifié samedi le test de "provocation" pour les États-Unis et de "menace" pour le monde entier.

"Le missile balistique qu'a tiré l'Iran constitue une provocation à l'égard des Etats-Unis et de ses alliés dont Israël, et un moyen de tester nos réactions", a affirmé le ministre dans un communiqué.

Le test iranien intervient dans un climat très tendu entre Téhéran et Washingtion, le président Donald Trump menaçant de sortir son pays de l'accord sur le nucléaire que son pays a signé en 2015 avec l'Iran conjointement avec l'Allemagne, la Chine, la France, la Grande-Bretagne et la Russie.

afp/AFP

L'accord nucléaire n'interdit pas les activités balistiques de l'Iran mais la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui l'a entériné, demande à l'Iran de ne pas mener d'activités pour développer des missiles conçus pour porter des têtes nucléaires.

Cet accord est censé garantir le caractère strictement civil et pacifique du programme nucléaire iranien, en échange de la levée progressive des sanctions contre Téhéran.

Mais depuis la signature de l'accord, l'Iran a multiplié les tests de missiles, provoquant la crispation de la communauté internationale.

En novembre 2015, l’Iran a lancé un missile d’une portée de 1 930 kilomètres depuis un site proche du golfe d’Oman.

En mars 2016, l’Iran a testé deux missiles balistiques sur lesquels était inscrit la phrase "Israël doit être effacé" en hébreu.

Les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne avaient affirmé que ces tirs étaient "déstabilisants et provocateurs" et appelé à une action des Nations unies

"Nous ne demanderons la permission à personne"

Vendredi, le président Hassan Rohani avait déjà affirmé que l'Iran refusait de limiter son programme balistique.

"Que vous le vouliez ou pas, nous allons renforcer nos capacités militaires, nécessaires en matière de dissuasion. Non seulement nous allons développer nos missiles mais aussi nos forces aériennes, terrestres et maritimes. Pour défendre notre patrie, nous ne demanderons la permission à personne", a dit M. Rohani lors du défilé militaire.

L'Iran possède déjà deux autres missiles, Ghadr-F et Sejil, qui ont portée de 2.000 kilomètres capables d'atteindre Israël et les bases américaines dans la région.

Le 15 octobre, le président Trump doit notifier au Congrès si l'Iran respecte ses engagements dans le cadre de l'accord nucléaire. S'il annonce que ce n'est pas le cas, alors le Congrès pourra réimposer les sanctions contre l'Iran.

Commentaires

(2)

Les 4 autres parties à ce marché de dupes font semblant de croire à l'honnêteté du régime iranien. La question est: pourquoi? En quoi ça les arrange?

en quoi cela les arrange ? Nous avons connu deja cette situation avec les accords de munich signés en 1938 par le Français Daladier, le Britannique Chamberlain et Hitler. Le manque de courage, l'absence de vue à moyen terme qui va laisser à l'Iran le temps de se renforcer, voila la raison de l'attitude des occidentaux. Plus dur sera le reveil. On pourra peut-etre rappeler Obama pour qu'il arrange la chose (ironique, bien sûr) "Vous avez eu le choix entre le deshonneur et la guerre, vous avez choisi le deshonneur et vous aurez la guerre" disait un homme politique anglais bien connu. Le probleme de la corée du nord a conforté Teheran: les iraniens ont pu voir que la communauté internationale ne fait rien pour arreter réellement ceux qui se preparent à la guerre: des mots des mots sans effet, c'est tout ce que l'on sait faire. Pourquoi se gêneraient-ils, ils ne risquent rien.

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