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La Maison Blanche juge que l'heure "n'est pas au dialogue" avec Pyongyang

Sarah Huckabee-Sanders, porte-parole de l'exécutif américain, le 5 septembre 2017 à la Maison Blanche à Washington
SAUL LOEB (AFP/Archives)
"Il y a une différence entre dialoguer et exercer des pressions diplomatiques"

La Maison Blanche a estimé lundi que l'heure n'était "pas au dialogue" avec la Corée du Nord, tout en assurant que le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson conservait la confiance du président Donald Trump après avoir évoqué des "canaux de communication" ouverts avec Pyongyang.

"Il y a trois Américains détenus en Corée du Nord", "ce serait pour nous la seule raison d'avoir des discussions avec eux pour l'instant", a déclaré à la presse la porte-parole de la présidence Sarah Huckabee Sanders.

"Il y a une différence entre dialoguer et exercer des pressions diplomatiques", a-t-elle ajouté.

Le président américain Donald Trump a estimé dimanche que négocier avec la Corée du Nord était "une perte de temps", au lendemain de la révélation par Washington de "lignes de communications" avec Pyongyang.

"J'ai dit à Rex Tillerson, notre merveilleux secrétaire d'Etat, qu'il perd son temps à négocier avec le petit Rocket Man (l'homme-fusée)..." , a-t-il tweeté, reprenant l'une des ses références moqueuses au dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un.

Le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, avait quant à lui affirmé lors d'un déplacement en Chine que Washington avait ouvert des "lignes de communications" avec Pyongyang pour "sonder" la volonté du régime de Kim Jong-Un d'engager des discussions sur son programme nucléaire.

Rex Tillerson s'est fait le chantre de "pressions pacifiques" sur Pyongyang, via un durcissement des sanctions internationales et en travaillant avec la Chine pour resserrer l'étau autour du régime nord-coréen, alors que le président Donald Trump et Kim Jong-Un se livrent de leur côté à une surenchère verbale.

Commentaires

(1)

Pour sortir de ce tourbillon de provocations, de déclarations belliqueuses et injurieuses, il est grand temps de trouver une solution diplomatique même temporaire, avant un dérapage incontrôlé qui peut mener à une apocalypse régionale... La Chine est aussi responsable que sa marionnette Kim qui est en train d'échapper à son contrôle; gare au retour de bâton... Même si ses enjeux économico-politiques sont importants en Corée du Nord, Pékin devrait fermer petit à petit le robinet d'oxygène qui permet à ce régime sous perfusion, de survivre, des négociations associées à des pressions sont indispensables : Carotte et bâton... Il faut raison garder, Trump n'utilisera jamais la force pour régler ce problème, il sait que ses menaces ont peu d'impact sur Kim l'agité, qui n'en finit pas avec ses provocations et ses excès... La Corée du Nord veut un dialogue direct avec les USA et fera tout son possible pour l'obtenir, afin d'affirmer sa puissance nucléaire régionale et la valider officiellement... A moyen terme, une fois ce statut reconnu internationalement, Kim la marionnette chinoise, pourrait tenter de réunifier la Corée du Sud à sa dictature stalinienne, pour ne former qu'une seule Corée rebaptisée "République Démocratique de Corée" comme l'a fait le Vietnam (Saïgon et Hanoi)... Il y aurait dans ce cas, deux dictatures staliniennes dans la région, largement suffisantes pour dominer le Japon l'ennemi juré de la Chine, qui sera déstabilisé et dominé militairement... Même Poutine l'allié de Pékin et de tous les régimes totalitaires/terroristes du globe, commence à prendre du recul avec Kim l'agité... Plus les sanctions inefficaces de l'ONU et le jeu cynique chinois perdureront, plus les tensions et provocations augmenteront... Les Iraniens doivent suivre de très près cette tension nucléaire pour en tirer les leçons, et en profiter pour agir le moment venu... Maintenant, Trump vient enfin de comprendre que la résolution de cette crise devra passer par une véritable implication effective de Pékin. A lui d'agir pour lui fournir sa "feuille de route" et surtout, de rester très ferme dans ses exigences, quitte à utiliser des menaces commerciales contre la Chine, qu'il ne faut surtout pas négliger; même si elles n'auront qu'une portée assez limitée, l'important est de les mettre sur la table...

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