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L'ancien Premier ministre israélien exhorte Trump à certifier l'accord iranien

Former Israeli Prime Minister Ehud Barak, has accused the current Prime Minister Benjamin Netanyahu of "gambling" on Israel's security
Thomas Coex (AFP)
"Je pense que l'accord iranien est un mauvais accord, mais c'est un accord qui a été conclu"

L'ancien Premier ministre israélien Ehud Barak a exhorté mardi le président américain Donald Trump à certifier l'accord nucléaire iranien, affirmant qu'une décision contraire ne serait pas acceptée par la communauté internationale, renforcerait Téhéran et affaiblirait les chances de négociations concernant le programme atomique de la Corée du Nord, rapporte le New York Times.

"Même si l'Amérique décide de se retirer de l'accord, personne ne la suivra. Ni les Chinois, ni les Russes, ni même les Européens", a déclaré Barak dans une interview au New York Times, considérant qu’une telle décision ne fera que "servir les Iraniens ".

Selon Barak, également ministre de la Défense et de 2007 à 2013, l’Iran respecterait jusqu’à présent les termes de l’accord, mais si ce dernier n’est finalement pas certifié cela pousserait la République islamique vers "l'évasion" nucléaire.

En ce qui concerne la Corée du Nord, a poursuivi M. Barak, Pyongyang prendrait note de l'accord rompu et serait beaucoup moins enclin à entamer des négociations sur son programme nucléaire.

"La Corée du Nord va dire que cela n'a aucun sens de négocier avec les Américains s'ils peuvent se retirer, après un laps de temps relativement court, d'un accord qui a été signé unilatéralement après un laps de temps relativement court", a déclaré l'ancien responsable israélien.

M. Barak a déclaré qu'un tel scénario conduirait probablement le Japon et la Corée du Sud à acquérir eux-mêmes des armes nucléaires, tandis qu'au Moyen-Orient, l'Arabie Saoudite, l'Egypte et la Turquie chercheraient à faire de même pour faire face à la menace iranienne.

"Pensez à ce qui se passera dans la prochaine génération si l'Iran se tourne vers le nucléaire", a souligné M. Barak. "Il est devenu presque inévitable que nous entrions dans un paysage international totalement différent" a-t-il poursuivi.

"Kim Jong-un est extrême", a estimé Barak. "Mais il est totalement prévisible et presque transparent - simple à comprendre. Il ne veut tout simplement pas faire l'expérience de ce qui est arrivé à Kadhafi et à Saddam Hussein. Fondamentalement, il est impossible qu'il renonce à ses intentions nucléaires".

"Comme beaucoup d'Israéliens, je pense que l'accord iranien est un mauvais accord, mais c'est un accord qui a été conclu", a déclaré Barak.


Trump va-t-il certifier l'accord sur le... by i24news-fr

Une loi oblige le président américain à dire au Congrès, tous les 90 jours, si l'Iran respecte le texte et si la levée des sanctions est bien dans l'intérêt national des Etats-Unis. Trump a jusqu'ici "certifié" l'accord mais a fait savoir que l'échéance cruciale serait la prochaine, le 15 octobre.

Selon plusieurs responsables américains, M. Trump pourrait cette fois-ci décider de pas "certifier", ce qui renverrait de fait la balle dans le camp du Congrès. La loi donne en effet à ce dernier en cas de "non-certification", 60 jours pour décider de réimposer ou non les sanctions.

Washington pourrait tenter de mettre à profit ce délai pour arracher à ses partenaires européens l'engagement de rouvrir des négociations avec Téhéran. Mais une telle démarche ouvrirait aussi une période de grande incertitude liée à l'attitude qu'adopterait alors l'Iran.

Poids lourd de l'administration Trump, le ministre de la Défense Jim Mattis a affirmé au début du mois d’octobre que, selon lui, maintenir cet accord nucléaire était dans l'intérêt national des Etats-Unis.

Commentaires

(3)

Barak dit systématiquement le contraire de ce que dit Bibi, juste pour avoir quelque chose à dire ! Si Bibi dit que le ciel est bleu, alors Barak dira qu’il est jaune etc..

Belle analyse.

Normal si bibi dit toujours des connerie

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