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Trump ne certifiera pas l'accord sur le nucléaire iranien

Le président américain Donald Trump à Washington, le 13 octobre 2017
Brendan Smialowski (AFP)
Cette remise en cause de l'avancée emblématique de son prédécesseur ouvre une période de grande incertitude

Le président américain Donald Trump a appelé vendredi le Congrès à durcir l'accord international qui vise à empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique, sans pour autant aller jusqu'à le "déchirer" comme il l'avait promis en campagne.

A l'issue d'un long réquisitoire contre cet accord emblématique conclu en juillet 2015, "le pire" jamais négocié par les Etats-Unis selon lui, M. Trump a annoncé que les Etats-Unis ne se retireraient pas. 

Mais il a précisé qu'il ne "certifierait" pas le fait que Téhéran respecte ses engagements, en dépit des assurances en ce sens de l'Agence internationale de l'énergie atomique. 

Menaçant d'annuler la participation des Etats-Unis "à tout moment", il a appelé les parlementaires américains mais aussi les autres pays signataires - Russie, Chine, France, Allemagne, Royaume-Uni, à faire preuve de plus de fermeté vis-à-vis de Téhéran.

"Si nous n'arrivons pas à trouver un solution (...) il sera mis fin à l'accord", a-t-il martelé lors d'une allocution d'un peu moins de 20 minutes à la tonalité très virulente à l'encontre du régime de Téhéran qu'il a qualifié de "dictatorial".

Cette remise en cause partielle de l'avancée emblématique de son prédécesseur Barack Obama, ouvre une période de grande incertitude.

Le président américain est très isolé sur ce dossier: Téhéran bien sûr, mais aussi tous les autres signataires de ce texte historique - Moscou, Pékin, Paris, Londres et Berlin - avaient par avance mis en garde contre un retour en arrière aux conséquences imprévisibles.

A l'inverse le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou a immédiatement félicité le président pour sa "décision courageuse".

Aggraver la situation

M. Trump a également annoncé des sanctions contre certains membres des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite iranienne.

Les Gardiens de la révolution "ont détourné de vastes parts de l'économie iranienne et saisi les dotations religieuses pour financer la guerre et le terrorisme à l'étranger", a-t-il accusé, sans toutefois allé jusqu'à les désigner comme un "groupe terroriste".

JIM WATSON (AFP)

La "non-certification" des engagements iraniens place de facto le Congrès américain en première ligne. 

Une solution, concoctée par deux sénateurs républicains en coordination étroite avec la Maison Blanche et le département d'Etat, consisterait à voter une loi créant un nouveau seuil pour le redéclenchement des sanctions contre l'Iran à l'avenir. Une sorte de mise à jour, unilatérale, du "JCPOA", comme l'accord est nommé aux Etats-Unis, selon son acronyme.

Les élus espèrent aussi rendre permanentes les limites imposées sur le développement nucléaire iranien.

"Nous proposons une voie qui comblera les lacunes de l'accord nucléaire tout en maintenant l'administration dans l'accord", a expliqué Bob Corker, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Avant même le discours de Donald Trump, la Russie avait prévenu qu'une "non-certification" pourrait "sérieusement aggraver la situation" et affecter "la prévisibilité, la sécurité, la stabilité et la non-prolifération dans le monde entier".

Cette annonce de "non-certification" s'ajoute à la longue liste des accords que les Etats-Unis ont quitté - ou menacé de quitter - au cours des derniers mois: partenariat transpacifique (TPP), accord de Paris sur le climat, accord de libre-échange nord-américain (Aléna). Et, depuis, jeudi, l'Unesco, organisation onusienne que la Maison Blanche accuse d'être anti-israélienne.

"La politique étrangère de Trump a trouvé un thème: la doctrine du retrait", estimait cette semaine Richard Haass, président du centre de recherche Council on Foreign Relations (CFR).

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Commentaires

(2)
Yitshak

Qu'est ce que je l'aime ce président

Ce qu'il faut c'est couper les vivres (les rentrées financières) aux Iraniens.

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