Quantcast i24NEWS - Craintes des grandes puissances sur l'avenir de l'accord nucléaire

Craintes des grandes puissances sur l'avenir de l'accord nucléaire

Les représentants de l'Iran et des 5 membres du conseil de sécurité de l'Onu lors de l'annonce de l'accord sur le nucléaire iranien le 2 avril 2015 à Lausanne
FABRICE COFFRINI (AFP/Archives)
Bien qu'il ait dénoncé le texte, Trump assure que son pays ne s'en retirerait pas pour l'instant

Les pays signataires de l'accord international qui vise à empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique ont fait état de leurs inquiétudes après la menace vendredi du président américain Donald Trump d'y mettre fin "à tout moment".

S'il a prononcé un réquisitoire enflammé contre ce texte emblématique, "le pire" jamais négocié par les Etats-Unis, le président américain a assuré que son pays ne s'en retirerait pas pour l'instant.

Mais dans une allocution extrêmement virulente à l'encontre du régime iranien qualifié de "dictatorial", il a précisé qu'il ne "certifierait" pas le fait que Téhéran respecte ses engagements, en dépit des assurances en ce sens de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) --dont le patron Yukiya Amano a aussitôt réaffirmé que l'Iran faisait l'objet "du régime de vérification nucléaire le plus solide au monde".

Le discours de Donald Trump a provoqué une forte réaction de Téhéran. Les Etats-Unis sont "plus seuls que jamais contre le peuple iranien", a lancé le président iranien Hassan Rohani.

Moscou a dénoncé la stratégie de M. Trump, très isolé sur ce dossier. La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a mis en garde contre la tentation de "démanteler un accord qui fonctionne et tient ses promesses".

Fermeté diplomatique

Dans un communiqué diplomatique mais ferme, la Première ministre britannique Theresa May, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron ont souligné qu'ils restaient "engagés" dans l'accord, appelant à sa "pleine application par toutes les parties".

Et M. Macron est allé jusqu'à s'entretenir avec M. Rohani au téléphone, pour l'assurer de "l'attachement de la France" à l'accord de 2015 et "envisager" de se rendre à Téhéran.

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson s'est néanmoins voulu rassurant. "Je m'attends à ce que nos alliés et amis en Europe et dans la région soutiennent fermement nos efforts pour faire face aux menaces iraniennes", a-t-il dit.

"Quel est le sens d'un accord qui ne fait que retarder la capacité nucléaire" de l'Iran "pour une courte période?", s'est interrogé M. Trump, soulignant qu'il souhaitait en particulier supprimer les échéances en vertu desquelles certaines restrictions au programme nucléaire pourraient être levées progressivement après 2025.

Brendan Smialowski (AFP)

Il a également annoncé de nouvelles sanctions contre les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite iranienne, accusés d'avoir "détourné de vastes parts de l'économie" pour "financer la guerre et le terrorisme à l'étranger".

Et, dans la soirée, le milliardaire a estimé dans un tweet que "les participants à l'accord sont en train de se faire beaucoup d'argent en commerçant avec l'Iran".

A contre-courant des signataires de l'accord, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu l'a félicité pour sa "décision courageuse". L'Arabie saoudite, monarchie sunnite qui redoute la montée en puissance de son grand rival chiite, a salué une "stratégie ferme".

Cette "non-certification" place le Congrès américain en première ligne. Mais la majorité républicaine ne semblait pas prête à réimposer des sanctions et donc à endosser la responsabilité de saborder cet accord.

Une solution, concoctée par deux sénateurs républicains en coordination étroite avec la Maison Blanche, consisterait à voter une loi créant un nouveau seuil de déclenchement de sanctions contre l'Iran. Une sorte de mise à jour, unilatérale, du "JCPOA" (acronyme anglais de l'accord).

Limites permanentes

Les élus espèrent aussi rendre permanentes les limites imposées sur le développement nucléaire iranien.

"Nous proposons une voie qui comblera les lacunes de l'accord nucléaire tout en maintenant l'administration dans l'accord", a expliqué Bob Corker, président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat.

"Tout ce qui va dans le sens de nouvelles conditions" ajoutées à l'accord sera considéré "comme une violation unilatérale de l'accord lui-même", a mis en garde vendredi Wendy Sherman, principale négociatrice américaine du texte sous l'ère Obama.

"Cela met en danger les intérêts de la sécurité nationale des Etats-Unis et de leurs plus proches alliés", a prévenu l'ancien secrétaire d'Etat John Kerry, négociateur du texte.

Si Téhéran et Washington ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980, la fin de l'administration de Barack Obama avait marqué le début d'une évolution. Le président démocrate avait jugé que l'accord donnait "une chance d'aller dans une nouvelle direction".

Mais depuis son installation à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a donné un net coup de barre. Il n'a eu de cesse de durcir le ton face à Téhéran.

Et il est déterminé à gommer une distinction faite par son prédécesseur: négocier sur le nucléaire d'un côté, dénoncer les activités "déstabilisatrices" de l'autre (en Syrie, au Liban, au Yémen).

Cette annonce s'ajoute à la longue liste des accords que les Etats-Unis ont quitté --ou menacé de quitter-- ces derniers mois: partenariat transpacifique (TPP), accord de Paris sur le climat, accord de libre-échange nord-américain (Aléna). Et, depuis jeudi, l'organisation onusienne Unesco.

Commentaires

(4)

L'agence française de presse n'a pas son pareil pour rédiger des dépêches au ton si particulier... Jusqu'à quand devrons-nous supporter cette façon singulière d'écrire ses infaux ??? Trump est une fois de plus qualifié de "milliardaire" au lieu de Président Trump, ce qui doit faire mal à ces diffuseurs d'infaux bricolées et dénuées d'objectivité... Il fallait s'attendre aux réactions des pleurnichards habituels qui dénoncent sans cesse la volonté de Trump à remettre en cause, voire de souhaiter "déchirer" le désastreux "accord historique" signé par le désastreux Obama... Pour faire bonne mesure, les hypocrites cupides mercantiles qui ont engrangé des paquets de contrats avec les mollahs, dénoncent un risque de déstabilisation dans la région, comme s'ils ignoraient que l'Iran finance le hezbollah, le hamas, les houtis (Yemen) sans parler de son installation dans le Golan, pour créer un front dangereux face à Israël... Dehors, les hypocrites cyniques qui ne pensent qu'à leurs portefeuilles et qui se fichent des chaos et des guerres sanglantes provoqués par Téhéran... Ils sont venus, ils sont tous là, les camelots qui cherchent à refourguer leurs marchandises en signant des contrats avec un état terroriste que seuls les aveugles volontaires ne voient pas... Même Macron le Mignon défend la capitulation d'Obama et veut même se rendre à Téhéran pour soutenir son attachement à cet accord qui a permis à "Total" de signer un contrat colossal, et à "Peugeot" de consttuire une usine, sans parler des ventes de produits de luxe et autres babioles... Le bal des hypocrites ne fait que commencer, et plus Trump agira contre l'Etat Terroriste, et plus le ton va monter sur toute la planète qui l'accusera de mettre le monde en danger... Quand on voit que même le calamiteux Kerry monte au créneau pour défendre la capitulation de son patron Obama, on n'a plus envie de rire, pas même de Mogherini, toujours en pamoison lorsqu'elle se trouve à proximité d'un représentant iranien... Certains articles/déclarations "d'experts français" qui passent leur temps à se tromper dans tout ce qu'ils prédisent, c'est leur principale spécialité, vont reprendre en choeur, le futur tube qui va faire un tabac : Trump est en train de détruire toutes les grandes choses qu'Obama a construit durant ses 8 ans de mandat... Et si Obama avait commis de graves erreurs durant sa mandature, il faudrait ne pas y toucher et laisser les désordres et la mort se répandre sur l'ensemble de la planète ??? Personne n'a relevé le fait que l'Iran a essayé durant l'année 2016 de se procurer des éléments lui permettant d'avancer rapidement dans son programme nucléaire... Personne n'a relevé que l'Iran refuse l'accès de certains sites nucléaires sensibles à l'AIEA qui affirme le contraire... Merci à i24News de laisser le soin à sa rédaction de rédiger les articles importants d'infos honnêtes et objectives,ras le bol de l'agence française de presse qui bave ses infaux reconnaissables à leur ton accusateur à charge et tendancieux... Basta !!!!!

Excellent commentaire de DAMRAM qui résume très bien la situation et le parti pris de votre source d'information préférée et surtout de son respect de la déontologie journalistique!

Damram a entièrement raison le nerf de la guerre reste l'argent et la valeur des contrats : Merci mr Barack ossein Obama pour cet accord pitoyable !!! Et comme toujours les présidents européen qui gagne des part de marché grâce a l'Iran se contentent de baisser la tête et de compter les richesse crées au prix du sang et de la haine générer par la dictature iranienne !

Si Israel insiste lourdement pour dénoncer cet accord c est Que franchement ils ont de bonnes raisons Et qu ils partagent avec les USA. Donc l Europe on connaît les dirigeants avec Moguerini en tête qui ne connaît rien en politique ne fait que poursuivre sa politique de l autruche Il y a eu un holocauste une fois. MAIS PAS DEUX FOIS. CAR ISRAEL EST LA ET IL SURVEILLE FAITS ET GESTES DE L IRAN PAYS DE MOLLAHS QUI SONT ASSOIFFÉS DE POUVOIR ET D HEGEMONIE

8Article précédentMacron "envisage" de se rendre en Iran à l’invitation du président Rohani
8Article suivantLes Iraniens répondent avec colère et moquerie à Trump