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"Pays de merde": le Botswana convoque l'ambassadeur des Etats-Unis

President Donald Trump's comments are set to renew questions about whether he actually intends to leave the Paris climate deal, or simply wants easier US emissions targets
JIM WATSON (AFP)
"Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici?" (Trump)

Le Botswana a annoncé vendredi avoir convoqué l'ambassadeur des Etats-Unis pour lui faire part "de son mécontentement" au sujet des propos attribués au président américain Donald Trump qualifiant de "pays de merde" plusieurs nations africaines et Haïti.

"Nous considérons que les propos de l'actuel président américain sont hautement irresponsables, répréhensibles et racistes", a estimé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le même jour, l'ONU a jugé que les propos, rapportés par des médias, de Donald Trump à l'encontre de plusieurs nations africaines et de Haïti, qu'il a qualifiés de "pays de merde" lors d'une réunion à la Maison-Blanche, étaient "choquants", "honteux" et "racistes".

"Si c'est confirmé, il s'agit de commentaires choquants et honteux de la part du président des Etats-Unis. Désolé, mais il n'y a pas d'autre mot que +racistes+", a déclaré le porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Rupert Colville, lors d'un point de presse à Genève.

"Ce n'est pas seulement une question de vulgarité du langage", a-t-il relevé, indiquant qu'il n'était pas tolérable de dénigrer de la sorte des nations et des continents entiers en les appelant "pays de merde" et de considérer que leur "population entière, qui n'est pas blanche, n'est pas la bienvenue".

Ces propos montrent le "pire côté de l'humanité, en validant et encourageant le racisme et la xénophobie", a-t-il asséné.

Le milliardaire républicain recevait jeudi dans le Bureau ovale plusieurs sénateurs, dont le républicain Lindsey Graham et le démocrate Richard Durbin, pour évoquer un projet bipartisan proposant de limiter le regroupement familial et de restreindre l'accès à la loterie pour la carte verte. En échange, l'accord permettrait d'éviter l'expulsion de milliers de jeunes, souvent arrivés enfants aux Etats-Unis.

"Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici?", a demandé le président Trump lors des discussions, selon Washington Post qui cite plusieurs sources anonymes.

Selon elles, l'homme d'affaires devenu président faisait référence à des pays d'Afrique ainsi qu'à Haïti et au Salvador, expliquant que les Etats-Unis devraient plutôt accueillir des ressortissants de la Norvège, dont il a rencontré la Première ministre la veille.

Commentaires

(3)

question: qui a vendu la mèche. certes, c'est pas de propos très humanistes, mais qu'un collaborateur repete à la presse des propos choquants de son supérieur ne peut pas rester impuni

De toutes façons, on sait qui pense quoi.

Ce qui est intéressant dans l'époque actuel c'est que les masques tombent : Donald Trump est peut-être grossier mais tous les gouvernants et soi-disant diplomates auxquels nous avons eu à faire depuis des années -Obama, Hollande, Macron, Kerry, Fabius, wallstrom...- se révèlent eux d'une vulgarité et d'une lâcheté sans pareil.

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