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Le Kosovo demande l'extradition d'un Israélien soupçonné de trafic d'organes

Israeli Moshe Harel is suspected of organising dozens of illegal kidney transplants at a clinic in Pristina
PIERRE-PHILIPPE MARCOU (AFP/File)
Moshé Harel est soupçonné d'avoir organisé plus de 30 prélèvements de reins et transplantations

Le Kosovo a demandé samedi l'extradition d'un ressortissant israélien soupçonné d'avoir été sur son territoire le cerveau d'un réseau international de trafic d'organes et qui a été arrêté à Chypre début janvier.

"Je ferai mon possible pour que cette personne qui a, en plus des délits criminels commis, porté préjudice à l'image internationale du Kosovo, soit traduite en justice pour répondre de ces actes", a indiqué le ministre kosovar de la Justice Abelard Tahiri sur son compte facebook.

Selon le parquet, le ressortissant israélien, que la presse locale a identifié comme Moshé Harel, est soupçonné d'avoir organisé plus de 30 prélèvements de reins et transplantations qui ont été faits illégalement dans la clinique Medicus, près de Pristina, fermée en 2008 lorsque le scandale a éclaté.

La police kosovare a annoncé le 6 janvier son arrestation à Chypre.

Moshé Harel est inculpé également à tel-Aviv avec six autres Israéliens pour leur appartenance présumée à un réseau international de trafic d'organes et de greffes illégales au Kosovo, en Azerbaïdjan, au Sri Lanka et en Turquie.

En 2013, un tribunal européen au Kosovo avait condamné cinq médecins kosovars à des peines allant jusqu'à huit ans de prison pour trafic d'organes au Kosovo, une affaire remontant à 2008 et dont les ramifications se sont étendues à travers l'Europe, l'Amérique du Nord et jusqu'au Proche-Orient.

La Cour suprême du Kosovo a annulé en 2016 ce verdict et ordonné un nouveau procès qui est en cours.

Les donneurs, recrutés en Europe ou en Asie centrale, se voyaient promettre chacun quelque 15.000 euros tandis que les receveurs d'organes étaient prêts à débourser chacun jusqu'à 100.000 euros pour une telle intervention chirurgicale.

L'acte de l'accusation désignait également Moshé Harel comme étant le cerveau du réseau, alors qu'un médecin turc, Yusuf Ercin Sonmez, toujours en fuite, était soupçonné d'avoir effectué les greffes d'organes dans la clinique.

Dans un rapport publié en 2011 sur un présumé trafic d'organes organisé pendant la guerre au Kosovo (1998-99) par la guérilla indépendantiste kosovare, le rapporteur du Conseil de l'Europe, Dick Marty, avait évoqué un lien entre ce trafic d'organes lors du conflit et le "cas contemporain" de la clinique Medicus.

Un tribunal spécial composé de juges et de procureurs internationaux, mis en place à la Haye à la suite du "rapport Marty", devrait annoncer prochainement ses premières inculpations.

Commentaires

(4)

Sans commentaire une honte

un être humain qui est propriétaire de son corps et a le droit ou non te donner un organe qui l'entraîne bien évidemment pas sa mort à qui le souhaite

les donneurs l'ont fait de leur plein gré ils ont été rémunérés donc il n'y a rien de criminel à ça ensuite le fait que cela est échapper au système médical et autre chose

Le trafic d'organes rapporte beaucoup d'argent. Que serait le monde si ces trafics n'étaient pas punis ? Jusqu'à quelles extrémités ne manqueraient pas d'aller les trafiquants ? Espérons que tous les complices pourront s'être jugés !

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