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Attentat du 14 octobre en Somalie: 512 morts (nouveau bilan)

Site d'une attaque à la voiture piégée, photographié le 29 octobre 2017 à Mogadiscio, en Somalie
Mohamed ABDIWAHAB (AFP/Archives)
Le dernier bilan publié fin octobre faisait état de 358 morts. Cet attentat n'a pas été revendiqué.

L'attentat le plus meurtrier de l'histoire de la Somalie a fait jusqu'à 512 morts, le 14 octobre dernier, lorsqu'un camion piégé a explosé à Mogadiscio, a annoncé samedi un comité travaillant sur les victimes de cette attaque.

Le nombre de personnes touchées par cet attentat est "de 869 dont 512 sont décédées, 295 blessées. Il y a 70 autres personnes pour lesquelles nous ne savons pas si elles sont mortes ou portées disparues", a déclaré samedi Abdulahi Mohamed Shirwac, président du comité des opérations d'urgence en Somalie.

Ce comité, composé de onze membres, avait été mis en place en octobre suite à l'attentat qui a ensanglanté Mogadiscio.

Le dernier bilan publié fin octobre faisait état de 358 morts. Cet attentat n'a pas été revendiqué, mais les autorités n'ont aucun doute que les shebab, affiliés à Al-Qaïda, sont derrière cette attaque.

Le groupe terroriste a l'habitude de revendiquer ses attentats, sauf dans les cas où cela pourrait mettre à mal la bienveillance que leur témoigne une certaine partie de la population.

Les shebab ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 22.000 hommes de la force de l'Union africaine (Amisom).

Ils ont été chassés de Mogadiscio en août 2011 et ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent dans la capitale, et contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.

Mohamed Abdiwahab (AFP/Archives)

Frappes américaines

Les Etats-Unis ont intensifié leurs opérations en Somalie ces dernières semaines, accélérant notablement le rythme de leurs attaques de drones contre les islamistes locaux, les shebab et les djihadistes du groupe Etat islamique (EI). Ces frappes sont désormais quasi-quotidiennes.

Fin mars, le président américain Donald Trump avait étendu les pouvoirs donnés aux militaires américains pour mener des frappes dans ce pays de la Corne de l'Afrique miné par la guérilla des shebab, qui ont juré la perte du fragile gouvernement central soutenu par la communauté internationale et par les 22.000 hommes de la force de l'Union africaine (Amisom).

Depuis, le Pentagone a élargi sa lutte contre l'EI à tous les pays où ses combattants peuvent trouver refuge.

(avec agence)

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