Amérique

Steven Mnuchin, le futur secrétaire au Trésor américain désigné, à New York le 17 novembre 2016
L'ancien banquier de Wall Sreet Steven Mnuchin se voit récomponsé de son soutien à Trump pendant la campagne

Steven Mnuchin, un banquier de Wall Sreet ancien dirigeant de la banque d'affaires Goldman Sachs, a annoncé mercredi avoir été nommé secrétaire au Trésor de Donald Trump. 

Il a aussi confirmé la nomination de Wilbur Ross à la tête du département du Commerce, en charge de la politique industrielle américaine.

Interrogé sur ces nominations --qui n'ont pas encore été annoncées officiellement par l'équipe du président élu-- M. Mnuchin, 53 ans, a déclaré sur la chaine de télévision CNBC: "Nous pouvons (le confirmer). Nous sommes très heureux de travailler pour le président élu et honorés d'avoir été nommés à ces postes". La nomination des deux hommes doit encore être confirmée par le Sénat.

M. Ross, qui se trouvait à ses côtés pendant l'interview télévisée, est également un banquier qui gère son fonds d'investissement et s'est spécialisé dans le redressement d'entreprises en difficultés.

Juif, ancien donateur du parti démocrate, Mnuchin a un CV atypique: études à l'université de Yale, Goldman Sachs, création d'un fonds d'investissement avec le soutien du financier démocrate George Soros, production avec succès de blockbusters hollywoodiens comme "Avatar" et "Suicide Squad".

Il revient désormais à ce vétéran de Wall Street de réaliser les promesses ayant propulsé Donald Trump à la Maison Blanche sur fond de croissance modeste et d'augmentation des inégalités sociales.

M. Trump a promis des baisses d'impôts, une réforme fiscale pour inciter les multinationales à rapatrier leurs bénéfices et le démantèlement de la loi Dodd-Frank, adoptée après la crise de 2008 pour protéger le système financier et les consommateurs des abus des banquiers.

Ni l'un ni l'autre n'ont exercé de fonctions politiques précédemment mais ils ont apporté tôt dans la campagne leur soutien à Donald Trump. 

Les deux hommes seront notamment chargés de mettre en application la politique économique du président élu qui a promis en campagne de revenir sur les accords commerciaux de libre-échange et de garder les emplois industriels aux Etats-Unis. 

Il veut également réduire la fiscalité sur les entreprises et sur les ménages aux revenus les plus élevés afin d'encourager la consommation, l'investissement et la croissance.

Le ministre du Commerce n'est toutefois pas spécifiquement chargé du commerce international, une tâche qui revient au représentant spécial pour le commerce (USTR) qui n'a pas encore été nommé.

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