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Une route bloquée par un éboulement à la suite du séisme qui a secoué le Chili, le 2 avril 2014 ( Aldo Solimano (AFP) )
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Nouveau séisme de 7.4 au Chili

Le nord du Chili est touché par un nouveau séisme de 7.4 sur l'échelle de Richter

Une route fissurée après le tremblement de terre qui a secoué Iquique, au Chili, le 2 avril 2014 ( Aldo Solimano (AFP) )

Le Chili a été touché par un nouveau séisme mercredi soir, d'amplitude un peu moins forte puisque de 7,4 sur l'échelle de Richter, contre 8.2 la veille. Ce tremblement de terre intervient alors même que le pays avait levé l'alerte au tsunami et commençait déjà à penser au rétablissement des services dans le pays.

Le gouvernement chilien s'est en effet attelé mercredi au rétablissement des services de base dans les zones du nord du pays, les plus affectées par le puissant séisme de magnitude 8,2 de mardi qui continue d'avoir des répercussions dans toute la région Pacifique.

Le Japon a ainsi émis une alerte au tsunami qui pourrait atteindre les régions côtières de l'est du Pacifique, dont le nord d'Hokkaido et la région de Fukushima, dévastée par un tsunami en 2011.

Pour sa part, la présidente, Michelle Bachelet, qui avait décrété mardi soir l'état de catastrophe naturelle dans les régions de Arica et Tarapaca, s'est rendue mercredi à Iquique (nord), ville la plus proche de l'épicentre.

Mme Bachelet a fixé comme priorité le rétablissement des services de base, comme l'eau potable, l'électricité et l'ouverture de magasins d'alimentation, même si les dégâts et le bilan humain restent modérés.

Séisme au Chili ( P.Pizarro/V.Lefai (AFP) )

A l'issue d'une réunion de travail de deux heures, elle a notamment rendu hommage aux autorités locales, qui ont "affronté de manière exemplaire une tâche titanesque", a-t-elle souligné.

La présidente, qui a survolé les zones sinistrées, en particulier les routes et les ports de pêche, a demandé à plusieurs ministres de rester sur les lieux pour travailler en lien avec les autorités locales.

- 900.000 évacués -

Elle a indiqué que l'armée allait installer un hôpital de campagne et a promis des mesures d'aide aux pêcheurs qui ont perdu leurs embarcations et leur source de revenus.

Plus de 900.000 personnes ont été évacuées dans la nuit sur plus de 4.300 km de côte, après le violent tremblement de terre dont les effets se sont fait sentir tout au long de la côte pacifique.

A Iquique et Alto Hospicio, cinq hommes - dont un Péruvien - et une femme ont perdu la vie, selon le ministre de l'intérieur, Rodrigo Peñalillo.

Selon les autorités locales, quelque 2.000 maisons ont été fortement endommagées à Alto Hospicio.

Locals take refuge at the city stadium following a tsunami alert after a powerful 8.2-magnitude earthquake hit off Chile's Pacific coast, on April 2, 2014 in Iquique ( Aldo Solimano (AFP) )

"Le séisme a été assez violent, le plus dur a été de passer la nuit, heureusement, les familles étaient réunies et cela a favorisé une évacuation très efficace", a témoigné mercredi sur la chaîne de télévision Canal 13 Cristian Martinez, directeur d'école à Iquique.

Dans cette ville, on pouvait voir mercredi des toits effondrés, des vitrines brisées et des rayonnages renversées dans les commerces mais aucun immeuble effondré, selon des images des médias locaux.

Environ 80 embarcations ont souffert de dommages dans le port de la ville, la mer étant entrée d'environ 200 mètres dans les terres.

"Avec cette catastrophe, nous ne pouvons rien faire, nous attendons de l'aide pour récupérer nos bateaux", a expliqué Eddy Varas, un pêcheur.

Etant un des pays les plus sismiques au monde, le Chili dispose de normes de construction drastiques et soumet régulièrement la population à des exercices d'évacuation. En 2010, un tremblement de terre suivi d'un tsunami avait toutefois causé plus de 500 morts et 30 milliards de dollars de dégâts.

- Vagues de deux mètres -

Les aéroports des trois principales villes du nord du Chili - Antofagasta, Iquique et Arica - ont repris après quelques heures d'interruption. En revanche les routes pour accéder à Iquique restaient obstruées par des éboulements.

La compagnie minière d'Etat Codelco, principale productrice de cuivre de la planète - dont le Chili est le premier extracteur mondial -, a annoncé avoir évacué une partie de ses installations côtières, sans signaler de dégâts.

A Londres, le cours du métal rouge a affiché dans la journée un plus haut en trois semaines, à 6.734 dollars la tonne, avant de finalement clôturer quasiment stable, à 6.632 USD.

En plus du Pérou voisin, le Honduras et le Nicaragua ont également appelé à la prudence tandis que l'Equateur a décrété une alerte rouge dans l'archipel des Galapagos.

Une route bloquée par un éboulement à la suite du séisme qui a secoué le Chili, le 2 avril 2014 ( Aldo Solimano (AFP) )

De l'autre côté de l'océan Pacifique, l'Indonésie a averti d'un risque de petit tsunami.

Le séisme s'est produit à 20H46 locales (23H46 GMT) mardi à environ 90 km au large des côtes chiliennes, à une profondeur de près de 40 km, selon le Centre sismologique national de l'Université du Chili.

Les premières vagues du tsunami ont atteint jusqu'à 2,26 mètres de haut, mais elles sont restées à un mètre dans plusieurs zones et aucun dégât majeur n'a été recensé.

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs signalé la reprise d'une centaine de détenues, sur les 300 qui s'étaient enfuies mardi soir de la prison d'Iquique.

(Avec AFP)



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