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USA: Donald Trump tente de reprendre l'offensive face à sa chute de popularité

US President Donald Trump waves to well wishers as he arrives at the 72nd US Women's Open Golf Championship at Trump National Golf Course in Bedminster, New Jersey, July 15, 2017
SAUL LOEB (AFP)
Seul le républicain George W. Bush avait été aussi impopulaire, mais lors de son second mandat

Le président américain Donald Trump tentait de reprendre l'offensive dimanche face à sa chute de popularité, plombée par l'affaire russe et la paralysie de la réforme tant annoncée de la santé.

Engagée dans une apparente opération d'endiguement, la Maison Blanche et l'équipe privée d'avocats du président font tout depuis plusieurs jours pour prémunir Donald Trump du dernier épisode dans le scandale des collusions supposées entre Moscou et son équipe de campagne.

Mais malgré les efforts de tous ses proches qui affirment que le président ne savait rien du rendez-vous, en pleine campagne présidentielle en juin 2016, entre une avocate russe et son fils aîné, Donald Jr., son gendre Jared Kushner, l'affaire semble mordre sur la popularité de Donald Trump.

Alors que le milliardaire républicain est depuis près de six mois à la Maison Blanche, son taux d'opinions favorables est tombé de 42% en avril à 36% aujourd'hui, selon un sondage du Washington Post et de la télévision ABC News mené du 10 au 13 juillet, justement au moment où les révélations s'enchaînaient sur cette rencontre.

Un total de 48% des sondés ont dit "désapprouver fortement" la président Trump, un taux jamais atteint par ses prédécesseurs démocrates Bill Clinton (1993-2001) et Barack Obama (2009-2017). Seul le républicain George W. Bush (2001-2009) avait été aussi impopulaire, mais lors de son second mandat, relève le quotidien américain qui en a fait sa une dimanche.

Une enquête toutefois tournée en dérision par le président américain sur son canal de communication préféré, Twitter: "Le sondage ABC/Washington Post, même si près de 40%, ce n'est pas mauvais ces temps-ci, c'était le sondage le plus inexact lors de la campagne électorale".


Dans d'autres tweets courroucés, M. Trump a réaffirmé qu'il n'y avait pas de "collusion russe dans notre campagne couronnée de succès et a dénoncé "les informations bidon (qui) DENATURENT LA DEMOCRATIE".


Le président ne savait rien

L'un de ses avocats, Jay Sekulow, est passé dimanche sur quasiment toutes les émissions de télévision pour tenter de minimiser l'impact de cette affaire sur la Maison Blanche.

"Le président a été très clair là-dessus. Il a dit qu'il n'avait pas eu de réunions, n'était au courant d'aucune réunion avec des Russes, n'était pas au courant de celle-ci jusqu'au moment où elle a été révélée", a-t-il martelé sur CBS.

Soulignant que Donald Trump ne faisait lui-même l'objet d'aucune enquête, ni du FBI ni du Congrès, l'avocat a contesté sur ABC l'aspect prétendument "sulfureux" de la rencontre entre le fils Donald Jr. et l'avocate russe.

Citant le président, M. Sekulow a également accusé le procureur spécial qui enquête sur l'affaire russe, Robert Mueller, de mener une "chasse aux sorcières".

Donald Trump avait annoncé samedi la nomination d'un conseiller juridique spécial à la Maison Blanche, Ty Cobb, qui devrait s'occuper de la coordination avec l'équipe d'avocats.

Commentaires

(1)
Damran

Il est fortement recommandé à ceux qui souhaitent s'informer honnêtement et objectivement, de ne pas tenir compte des dépêches de cette agence française de presse qui raconte sans cesse ses bobards... Il est vrai qu'en reprenant les âneries de CNN, New York Times ou du Washington Post, véritables machines de guerre contre Trump, il ne faut pas s'attendre à de l'hnnêteté de leur part... Concernant la réforme santé qui va remplacer la calamiteuse Obamacare, le projet est dans les tuyaux, il va être présenté prochainement; dommage que cette agence française de presse ne dit pas que les compagnies d'assurances font faillite les unes après les autres, en raison de cette Obamacare très compliquée et très onéreuse, n'en déplaise aux désinformateurs professionnels qui véhiculent leurs inepties en permanence... Franchement, voilà un président élu qui subit des lynchages quotidiens depuis qu'il a été élu, ainsi qu'une chasse à l'homme implacable de la part des Démocrates et de leurs supports diffamatoires, et qui arrive à se maintenir à une côte de popularité d'une quarantaine pour cent... C'est sûr que Hollande aurait été plus que satisfait de pareil score, lui qui plafonnait à 20% en subissant moins d'attaques virulentes...

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