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Honduras: état d'urgence décrété après les manifestations post-électorales

Supporters of Honduras' opposition candidate Salvador Nasralla clash with police near the Electoral Supreme Court (TSE), as the country waits for the final results of last weekend's presidential election
RODRIGO ARANGUA (AFP)
Le décret "restreint pour une période de dix jours (...) la libre circulation des personnes"

Le gouvernement du Honduras a décrété l'état d'urgence dans la nuit de vendredi à samedi pour mettre fin aux manifestations de l'opposition qui se multiplient à travers le pays contre une supposée fraude électorale lors de la présidentielle de dimanche.

Le décret approuvé par le président sortant, Juan Orlando Hernandez, "restreint pour une période de dix jours (...) la libre circulation des personnes" entre 18H00 et 06H00, a précisé un porte-parole du gouvernement, Jorge Ramon Hernandez Alcerro.

Cinq jours après l'élection présidentielle, le Honduras n'a toujours pas de vainqueur, l'autorité électorale ayant annoncé un recomptage de certains procès-verbaux litigieux.

Mais les manifestations contre une fraude supposée se sont multipliées, à l'appel du principal opposant, Salvador Nasralla, rival de gauche du président sortant et présentateur-star de la télévision, bien que novice en politique.

L'état d'urgence décrété entre en vigueur à compter de vendredi 23H00 locales (05H00 GMT samedi), mais ne s'applique pas au Tribunal suprême électoral (TSE), aux observateurs nationaux et internationaux en charge de la présidentielle, aux représentants des partis politiques et aux journalistes accrédités pour couvrir l'élection, selon le décret.

Plusieurs professions sont également épargnées, comme les salariés des transports, le personnel médical, les fonctionnaires de la sécurité et de la justice ou les membres du corps diplomatique ou des missions internationales, précise le décret.

RODRIGO ARANGUA (AFP)

Le président conservateur Juan Orlando Hernandez cherche à se faire réélire, mais sa candidature est contestée par l'opposition car elle se fonde sur un décision controversée de la Cour suprême l'autorisant à briguer un second mandat malgré l'interdiction de la Constitution.

Au fur et à mesure du décompte des voix, les résultats, très serrés, se sont inversés en faveur du chef de l'Etat sortant, qui était vendredi en tête avec 42,92% des voix devant son rival de gauche Salvador Nasralla, 64 ans, de l'Alliance de l'opposition contre la dictature, crédité de 41,42%.

Ses sympathisants de M. Nasralla sont descendus dans la rue dès mercredi soir et jeudi, à son appel. 

Vendredi, des milliers de partisans du présentateur de télévision ont bloqué la circulation dans le pays, suscitants des échauffourées avec la police.

Au moins deux policiers et une dizaine de manifestants ont été blessés au cours des affrontements, dont certains par balles. Des saccages de commerces ont été signalés.

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