Quantcast i24NEWS - Tir de missile nord-coréen: "Grande satisfaction" de Kim Jong-Un

Tir de missile nord-coréen: "Grande satisfaction" de Kim Jong-Un

North Korean leader Kim Jong-Un, in a New Year's speech January 1, 2017, said the country was "in the final stages of test-launching the intercontinental ballistic missile"
JUNG Yeon-Je (AFP/File)
Réunion en urgence du Conseil de sécurité aujourd'hui à 22h00 GMT

La Corée du Nord a annoncé lundi avoir testé avec "succès" un nouveau missile balistique, tir perçu comme un défi pour le nouveau président américain Donald Trump et qui sera débattu en urgence par le Conseil de sécurité de l'ONU à la demande de Washington, Séoul et Tokyo.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un "a exprimé sa grande satisfaction à posséder un autre puissant moyen d'attaque nucléaire qui renforce la formidable puissance du pays", selon l'agence de presse officielle KCNA.

L'engin, tiré dimanche d'une base aérienne de l'ouest de la Corée du Nord, a parcouru environ 500 kilomètres vers l'Est avant de tomber en mer du Japon (appelée mer Orientale par les Nord-Coréens), selon le ministère sud-coréen de la Défense.

JUNG YEON-JE (AFP/File)

Sur des photographies publiées par KCNA, on voit le missile s'élancer dans le ciel. Kim Jong-Un assiste tout sourire à l'événement sous les encouragements de dizaines de soldats et de scientifiques.

Le numéro un nord-coréen a "personnellement guidé" les préparatifs du test, qui concernait, a dit l'agence, "un missile sol-sol de moyenne à longue portée Pukguksong-2", un "nouveau système d'armements stratégiques de style coréen".

Son moteur utilise du combustible solide, a ajouté KCNA. Cela raccourcit considérablement le temps de ravitaillement comparé aux missiles alimentés par du combustible liquide, a dit Yun Duk-Min, analyste à l'Institut des Affaires étrangères et de la sécurité de Séoul.

Ces missiles sont plus difficiles à détecter préalablement à leur lancement par les satellites de surveillance, a-t-il expliqué. "Cela laisse peu de temps de préavis, si bien qu'ils représentent une plus grande menace pour l'adversaire".

C'est la première fois que la Corée du Nord parle du Pukguksong-2. En août cependant, le Nord avait déclaré avoir mené un tir d'essai de Pukguksong-1 (qui signifie "Etoile du nord") à partir d'un sous-marin.

Bryan R. Smith (AFP)

'Provocation armée'

D'après Séoul, le tir de dimanche, premier du genre depuis le mois d'octobre, était destiné à tester la réaction du nouveau président américain Donald Trump. Celui-ci a promis au Japon, allié régional clé de Washington, son soutien "à 100%".

Le tir "vise à attirer l'attention mondiale sur la Corée du Nord en se vantant de ses capacités nucléaires et dans le domaine des missiles", a jugé le ministère sud-coréen de la Défense.

Les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud ont réclamé une réunion en urgence du Conseil de sécurité des Nations-Unies, laquelle aura lieu lundi vers 22h00 GMT.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, en visite aux Etats-Unis et dont le pays serait en première ligne d'une attaque nord-coréenne, a jugé le tir de dimanche "absolument intolérable".

Les résolutions de l'ONU interdisent à la Corée du Nord tout programme nucléaire ou balistique. Depuis le premier essai nucléaire nord-coréen de 2006, le régime a essuyé six volées de sanctions qui ne l'ont guère dissuadé d'abandonner des ambitions militaires qu'il assure défensives.

En 2016, le Nord a mené deux essais nucléaires et tiré une vingtaine de missiles balistiques dans sa quête des technologies qui mettraient le territoire des Etats-Unis à portée de ses missiles nucléaires.

(avec agence)

Commentaires

(1)

Et qui aide la Corée du Nord encore un dois l iran !

8Article précédentUn djihadiste australien déchu de sa nationalité
8Article suivantUn tribunal pakistanais interdit de célébrer la Saint-Valentin