Quantcast i24NEWS - Corée du Nord: réunir le Conseil de sécurité serait "pire que tout" (USA)

Corée du Nord: réunir le Conseil de sécurité serait "pire que tout" (USA)

La représentante des Etats-Unis à l'ONU Nikki Haley (c), le 5 juillet 2017 à New York
Jewel SAMAD (AFP)
"la Corée du Nord représente une menace directe sérieuse et grandissante" pour les USA, le Japon, et Séoul

L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley a estimé dimanche que réunir en urgence le Conseil de sécurité après le tir de missile intercontinental de la Corée du Nord serait "inutile", alors que Pyongyang ne cesse de violer les résolutions de l'ONU.

"Il est inutile d'avoir une réunion en urgence si ça ne débouche sur rien", a jugé Nikki Haley dans un communiqué, relevant que la Corée du Nord avait violé "impunément" jusqu'à présent les résolutions de l'ONU.


"Une résolution supplémentaire du Conseil de sécurité qui n'augmente pas significativement la pression internationale sur la Corée du Nord ne vaut rien", fait-elle valoir.

"En fait, c'est pire que tout, car cela envoie le message au dictateur nord-coréen que la communauté internationale est réticente à le défier sérieusement", selon le communiqué.

Nikki Haley a appelé en revanche la Chine, le Japon et la Corée du Sud à renforcer la pression sur Pyongyang, qui a procédé vendredi à un deuxième tir de missile balistique intercontinental (ICBM).

Dans le même temps, le président américain Donald Trump et le Premier ministre japonais Shinzo Abe ont jugé que le programme de missiles de la Corée du Nord représente une menace "sérieuse et grandissante", selon un communiqué de la Maison Blanche.

Lors d'un entretien téléphonique portant sur le tir d'un missile intercontinental vendredi par Pyongyang, les deux dirigeants se sont entendus sur le fait que "la Corée du Nord représente une menace directe sérieuse et grandissante pour les Etats-Unis, le Japon, la République de Corée (Corée du Sud, ndlr) et d'autres pays proches et lointains", selon le communiqué.

STR (KCNA VIA KNS/AFP)

Pyongyang avait tiré son tout premier ICBM le 4 juillet.

Le Conseil de sécurité a déjà adopté en 2016 deux régimes de sanctions pour augmenter la pression sur Pyongyang et tarir les devises qui servent au financement de ses programmes militaires, bannis par l'ONU.

Ces résolutions ont conduit à réduire de manière significative les exportations de charbon nord-coréen, source majeure de revenus, et à contrôler davantage tous les chargements en provenance de ou vers la Corée du Nord.

Au total, l'ONU a imposé six régimes de sanctions à la Corée du Nord depuis qu'elle a procédé à son premier essai nucléaire en 2006.

Pour autant, la Corée du Nord, sous la direction de son leader communiste Kim Jong-Un, a poursuivi et même accéléré ses programmes balistique et nucléaire.

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