Europe

Un incendie d'origine criminelle a visé une synagogue à Bruxelles dans la nuit de lundi à mardi, intoxiquant légèrement trois personnes, mais la justice belge estime peu probable qu'il s'agisse d'un "attentat terroriste".
En Irlande et en Belgique, 3 synagogues ont fermé après que les fidèles juifs sont partis vers d'autres cieux

Trois synagogues en Irlande et en Belgique ont récemment été mises en vente en raison de l'évolution démographique des villes où elles se trouvent, et du départ de nombreux Juifs de certains quartiers, rapporte mercredi le Jerusalem Post.

Ainsi, une annonce en ligne pour la vente d'une synagogue dans le quartier bruxellois de Schaerbeek a été révélée lundi par le quotidien israélien Makor Rishon.

Le bâtiment, qui a été construit dans les années 70 et présenté comme un "bâtiment à usage mixte", était en vente pour à peine plus d'un million d'euros. Une autre synagogue de la ville a été vendue à un prix similaire, a rapporté le journal.

Le grand rabbin de la capitale belge, Avraham Gigi, a expliqué au journal qu'au cours des dernières décennies, "les Juifs sont partis, et les Arabes sont arrivés. Les fidèles réguliers devaient venir de loin, et c'était compliqué. Ils ont donc acheté une grande villa dans le centre-ville, qu'ils utiliseront comme synagogue".

Le mois dernier, les autorités belges ont révélé que les procureurs enquêtant sur les filières belges liées aux attentats de Paris, avaient découvert qu'un appartement dans le quartier de Schaerbeek avait été loué sous un faux nom et utilisé pour fabriquer des explosifs.

Interrogé sur la vente de la synagogue, Baron Julien Klener, qui dirigeait jusqu'à récemment le Consistoire de Belgique, a expliqué au Jerusalem Post que le phénomène selon lequel les Juifs partaient s'installer dans d'autres quartiers pour progresser socialement était "connu", et que ces migrations conduisaient à l'abandon de certaines synagogues.

"Il est évident qu'il y a des problèmes de sécurité dans certaines parties de la ville", a-t-il ajouté, se référant à Molenbeek, un quartier considéré comme un foyer de l'extrémisme islamique.

En Irlande, c'est la synagogue de la ville de Cork, qui a fermé cette semaine, après une cérémonie d'adieu.

Contrairement à Bruxelles, l'évolution démographique qui a mené à la fermeture de la seule synagogue de la ville n'est pas liée à une quelconque menace.

La communauté, qui ne parvient à réunir que 500 membres au maximum, est devenue trop petite pour supporter les frais de fonctionnement d'une maison de culte à temps plein.

"Il était très triste de voir une chose comme celle-ci se produire, mais il reste très peu de Juifs à Cork", a déclaré Maurice Cohen, membre du Conseil représentatifs des Juifs d'Irlande au Irish Times.

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