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Mossoul: Poutine s'est entretenu avec Erdogan et le PM irakien

Poutine Erdogan
AFP
"Vladimir Poutine a souhaité plein succès à l'armée irakienne et à ses alliés pour parvenir à leurs fins"

Le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu dans la nuit de mardi à mercredi par téléphone avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre irakien Haïder al-Abadi à propos de leur opération destinée à reprendre la ville de Mossoul aux djihadistes.

"Vladimir Poutine a souhaité plein succès à l'armée irakienne et à ses alliés pour parvenir à leurs fins", a indiqué le Kremlin dans un communiqué.

Le président russe a en outre informé le Premier ministre irakien sur "les mesures prises par la Russie pour désamorcer la situation à Alep", deuxième ville de Syrie où Moscou a annoncé une pause dans ses intenses raids aériens afin de permettre l'évacuation des civils.

Dans une conversation téléphonique séparée, M. Poutine a également évoqué la bataille de Mossoul avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, selon le Kremlin, qui n'a pas donné de détails de cette conversation.

Le président russe a en outre "souligné l'importance de garantir une séparation effective des combattants de l'opposition "modérée" des combattants" djihadistes en Syrie, selon un communiqué.

BULENT KILIC (AFP)

Les forces irakiennes ont lancé dans la nuit de dimanche à lundi une offensive pour reprendre Mossoul, deuxième ville du pays, aux mains de l'organisation État islamique (EI) depuis juin 2014.

Les préparatifs en vue de cette offensive ont été marqués par de vives tensions entre l'Irak et la Turquie, qui insiste pour y être associée, ce que le gouvernement irakien voit d'un mauvais œil.

Par ailleurs, le Pentagone a déclaré mardi que l'EI empêche les civils de quitter Mossoul et s'en sert de boucliers humains.

"Cela fait plusieurs semaines que les civils sont retenus dans la ville, et nous n'avons pas vu de changements depuis le début de l'offensive lundi", a indiqué le capitaine de vaisseau Jeff Davis.

"Il n'y a pas d'exode massif de civils, c'est parce qu'ils sont retenus par la force", a-t-il souligné.

Le sort pendant la bataille des 1,5 million d'habitants de la deuxième ville d'Irak soulève les plus vives inquiétudes.

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