Cérémonie d'hommage et de recueillement à l'appel du CRIF devant l'Hypercacher

Cérémonie d'hommage à l'appel du CRIF
i24NEWS
Les deux candidats à la présidentielle, Manuel Valls et François Fillon, étaient également présents

Deux ans après, le Crif a décidé d'organiser une cérémonie d'hommage et de recueillement aux côtés des familles des victimes et de tous ceux retenus en otage lors de la tuerie de l'hyper cacher de la Porte de Vincennes, qui avait coûté la vie à trois clients et un employé juifs.

Le recueillement s'est tenu pendant une heure devant l'Hyper Cacher, en présence du Ministre de l'intérieur Bruno Le Roux, du Président du Crif Francis Kalifat, du Grand Rabbin de France Haïm Korsia, du Président du Consistoire Joël Mergui et du Président du Fond social juif Unifié Ariel Goldmann.

Les deux candidats à la présidentielle, Manuel Valls et François Fillon, étaient également présents.

"Il y a deux ans, j'étais ici vingt-quatre heures après (…) et je me rappelle de la foule qui était là, qui exprimait sa solidarité et sa compassion, sa colère également et sa peur. Depuis ce jour-là, je me suis dit que je ne voulais plus jamais entendre dans mon pays – dans ce beau pays qui est la France – les Juifs exprimer leur peur ou des musulmans leur honte", a déclaré l'ancien Premier ministre Manuel Valls.

"Et de ne jamais oublier les victimes, de ne jamais oublier ces actes odieux, de ne jamais oublier la montée de l'antisémitisme et du racisme dans notre pays", a-t-il ajouté.

Le Grand Rabbin de France Haïm Korsia a pris la parole pour saluer la mémoire des quatre hommes qui ont été fusillés. Il a voulu également susciter un message d'espoir évoquant "l'espérance" en distribuant des bonbons, un symbole "pour que la vie continue", aux familles durement touchées par l'attentat.

STEPHANE DE SAKUTIN/AFP

"Je crois que ce qui est important c'est de transmettre cette mémoire, de ne pas oublier, (…) et je suis défait que sur les assassinats de Ariel, Jonathan, Arié, Gabriel et Myriam Monsonégo à Toulouse, beaucoup de gens se rappellent plus le nom de l'assassin que le nom des victimes", a expliqué Haïm Korsia sur i24NEWS, ajoutant que c'est précisément le nom des victimes qui doit être gardé en mémoire.

"Lorsqu'il y a eu les autres attentats, chacun s'est rendu compte que c'était notre modèle de vie, le modèle de ceux qui vivent, qui a été attaqué. Et on le voit en Israël avec ce qui s'est passé à Jérusalem, où le simple fait d'être dans la rue, ce simple fait de vivre dans une vocation de liberté et d'expression de ce que nous sommes, est insupportable pour les méchants", a-t-il par ailleurs fait remarquer dans Paris/Jaffa.

Les victimes dont la mémoire a été honorée étaient Philippe Braham et François-Michel Saada, deux pères de famille de 45 et 64 ans, ainsi que deux jeunes, assassinés au moment où ils essayaient de s'emparer de l'arme du terroriste pour protéger les autres otages.

Yoav Hattab avait 21 ans, il était venu en France de Tunisie pour continuer ses études. Yohan Cohen, d'un an son cadet, la plus jeune des victimes, était employé de l'Hyper Cacher depuis un an.

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