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Fillon s'excuse pour avoir "privilégié une collaboration de confiance"

Le vainqueur de la primaire de la droite fin novembre et candidat LR à la présidentielle François Fillon, le 6 février 2017, lors de sa conférence de presse à Paris
Martin BUREAU (AFP)
Le candidat de droite a par ailleurs assuré que le salaire de Penelope Fillon "était parfaitement justifié"

François Fillon a reconnu lundi "une erreur" dans l'emploi de sa femme et de ses enfants comme collaborateurs parlementaires et a présenté ses "excuses" aux Français.

"En travaillant avec ma femme et mes enfants, j'ai privilégié cette collaboration de confiance qui aujourd'hui suscite la défiance. C'était une erreur, je le regrette profondément, et je présente mes excuses aux Français", a dit le vainqueur de la primaire de la droite, fin novembre, lors d'une conférence de presse lundi à son siège de campagne.

Le candidat de la droite à la présidentielle française a par ailleurs assuré que le salaire de Penelope Fillon "était parfaitement justifié", estimant que le travail de son épouse était "indispensable à (s)es activités d'élu" dans sa circonscription.

"Elle n'a jamais été ma subordonnée", a poursuivi le candidat de la droite à l'élection présidentielle. "Elle a toujours été, d'abord et avant tout ma compagne de travail et ma collaboratrice", a-t-il insisté au cours de la conférence de presse.

AFP

Sa discrète épouse, qui s'est toujours décrite comme une femme au foyer, est soupçonnée d'avoir reçu 500.000 euros de salaires comme "assistante parlementaire" de son mari, puis du suppléant de ce dernier, mais aussi en tant que salariée d'une revue littéraire.

Lors de la conférence de presse, il a ainsi annoncé qu'il publierait dans la soirée sur internet l'ensemble des rémunérations perçues par son épouse.

"Je n'ai rien à cacher", a déclaré lors d'une conférence de presse M. Fillon, ajoutant: "Je vais publier sur internet dans la soirée un tableau des rémunérations perçues par mon épouse, ainsi que ma déclaration telle que je l'ai transmise" à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique "en décembre".

Le Canard Enchaîné avait également accusé François Fillon d'avoir surpayé Marie et Charles, ses enfants qui étaient ses collaborateurs à la Haute Assemblée, quand il était sénateur de la Sarthe entre 2005 et 2007.

Un "gourou issu du système qu'il dénonce"

François Fillon s'en est par ailleurs pris, sans le citer, à Emmanuel Macron, mettant en garde contre "l'aventure d'une politique sans programme (...) composée d'un agrégat de personnalités fascinées par un gourou issu du système qu'il dénonce".

"Le vrai danger, c'est de voir confier notre avenir aux dérives d'une extrême droite portée par cette famille d'intouchables du domaine de Montretout (propriété de la famille Le Pen ndlr) ou à l'aventure d'une politique sans programme depuis des mois, composée d'un agrégat de personnalités fascinées par un gourou issu du système qu'il dénonce aujourd'hui", a déclaré le candidat Les Républicains.

JEAN-PHILIPPE KSIAZEK (AFP)

"Ce que nous vivons actuellement, c'est la tentative désespérée d'organiser un face-à-face entre ces deux forces en présence. Est-ce que ça signifie que la gauche n'a plus de bilan à assumer? Comme si le retrait de FrançoisHollande avait tout effacé?", s'est interrogé M. Fillon.

"Le crime profite à ceux qui ne veulent pas que la droite soit présente à l'élection présidentielle", a-t-il affirmé, avant de déclarer qu'"il n'y avait pas" de "plan B" à sa candidature présidentielle.

"On a vu qu'il n'y avait pas" de "plan B", a lancé M. Fillon évoquant un "plan B comme berezina". "En aucun cas, les sondages pourront me faire changer d'avis. Rien ne pourra me faire changer d'avis, je suis candidat à la présidentielle et je suis là pour la gagner", a-t-il réaffirmé.

Penelope Fillon avait fourni aux enquêteurs "tous les détails démontrant l'existence d'un travail effectif" comme assistante parlementaire de François Fillon, avait déclaré jeudi l'avocat de l'épouse du candidat dans un communiqué.

"Je suis honnête. Cette accusation m'est tombée dessus comme un coup de tonnerre", a -t-il répété, en assurant avoir "oeuvré pour mon pays sans enfreindre la loi" et dénonçant "un lynchage médiatique".

Commentaires

(2)

on lui pardonnera quand il se sera fait épiler les sourcils.

Faut surtout pas lacher le morceau Monsieur Fillon Vos adversaires ont ,,,, PEUR,,,, PEUR,,,,, PEUR....... Ne leurs faites pas plaisir , il faut leur mettre le Pieu dans l'oeil , comme cela ils seront de la famille des Cyclopes...................... Ne lacher surtout pas

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