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Merkel réconcilie tant bien que mal son camp en vue des législatives

German Chancellor Angela Merkel attends a press conference in Munich, southern Germany, on February 6, 2017
Christof STACHE (AFP)
Les sociaux-démocrates du SPD connaissent un regain de popularité, portés par la popularité de Martin Schulz

La chancelière allemande Angela Merkel a battu lundi le rappel des troupes conservatrices face à une double menace en vue des législatives de septembre: le retour en grâce des sociaux-démocrates, portés par le populaire Martin Schulz, et l’ancrage des populistes de droite.

Après des mois de brouille et à l'issue de deux jours de réunion avec la CDU de Mme Merkel, le chef des conservateurs bavarois (CSU) Horst Seehofer a formalisé au nom de la "stabilité" son "soutien" à la candidature de la chancelière à un quatrième mandat, même s'il lui reproche toujours l'accueil de centaines de milliers de réfugiés en 2015.

Au terme de près de 12 ans de gouvernement Merkel, "personne ne peut sérieusement contester le fait que l'Allemagne va bien sur le plan intérieur et que sur le plan des relations internationales l'Allemagne fait brillamment figure d'îlot de stabilité", a-t-il souligné à Munich devant la presse au côté de la chancelière.

Mais le dirigeant bavarois a aussi maintenu sa menace de ne pas rejoindre un futur gouvernement Merkel si la chancelière n'accepte pas de limiter à 200.000 les arrivées annuelles de demandeurs d'asile. Mme Merkel n'a pas bougé non plus : "Je n'ai pas l'intention de changer de position là-dessus".

Un regain de popularité

Leur incapacité à surmonter ce désaccord intervient à l'heure où la course à la chancellerie pourrait s'avérer plus difficile que prévu pour la favorite des échéances électorales du 24 septembre prochain.

Les sociaux-démocrates du SPD, dont Mme Merkel siphonnait l'électorat depuis qu'ils se sont alliés au gouvernement en 2013, connaissent un regain de popularité, portés par la popularité de Martin Schulz, l'ex-président du Parlement européen, adoubé récemment candidat à la chancellerie.

Tobias SCHWARZ                      (AFP/File)

Pour la première fois lundi, le parti de centre gauche se retrouve en tête des intentions de vote (31%, +4 points) aux législatives, selon un sondage de l'institut Insa pour le quotidien populaire Bild. La CDU-CSU perd trois points à 30%.

Par ailleurs, Mme Merkel reste la cible favorite du jeune parti anti-islam et anti-migrants Alternative pour l'Allemagne (AfD) qui s'est donné pour mission d'obtenir un score à deux chiffres et d'affaiblir suffisamment la chancelière pour la priver d'un nouveau mandat.

Les difficultés de la chancelière ne se limitent cependant pas à la scène politique nationale. En Europe, sa ligne sur les migrants et sa fermeté sur l'austérité lui valent des critiques en série. Elle ne parvient d'ailleurs plus à imposer ses vues comme elle en avait l'habitude avant la crise migratoire.

Son grand allié américain n'est pas en reste depuis le départ de Barack Obama. M. Trump a ainsi attisé les tensions au sein de l'Union européenne en accusant l'Allemagne d'hégémonisme et en prédisant de nouvelles sorties de l'UE sur le modèle du Royaume-Uni.

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