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Le procureur de Paris revient sur le parcours du terroriste des Champs-Élysées

Le procureur de Paris François Molins dnne des détails sur le projet d'attentat lors d'une conférence de presse à Paris le 18 avril 2017
Martin BUREAU (AFP)
Placé en semi-liberté en juillet 2012, il avait bénéficié d'une libération conditionnelle en septembre 2013

Karim Cheurfi, 39 ans, qui a tué un policier sur les Champs-Élysées jeudi soir avant d'être abattu, était un récidiviste, manifestement obsédé par l'idée de s'en prendre aux forces de l'ordre, mais n'était pas connu comme islamiste radicalisé.

Né le 31 décembre 1977 à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), il avait été arrêté le 23 février, après avoir affirmé en décembre à un proche vouloir "tuer des policiers en représailles de ce qui se passait en Syrie", pris des contacts pour acheter des armes et acheté des couteaux commando, une mini-caméra et des masques sur internet.

À l'issue de sa garde à vue, il est relâché, faute d'éléments suffisants. Chez lui, "les enquêteurs n'avaient pu retrouver aucune trace de documentation, de consultation de sites à caractère apologétique", a déclaré vendredi le procureur de Paris, François Molins. Une enquête antiterroriste avait été néanmoins ouverte en mars le concernant.

Cet homme sans profession connue avait déjà été condamné quatre fois, notamment pour tentatives d'homicide et d'assassinat.

Semi-liberté puis libération conditionnelle

En février 2005, il avait ainsi été condamné en appel à quinze ans de réclusion pour avoir tenté de tuer un élève gardien de la paix et le frère de celui-ci.

Les faits remontaient à 2001: Karim Cheurfi, au volant d'une voiture volée, avait pris la fuite après avoir percuté un autre véhicule. Armé d'un revolver, il avait grièvement blessé les deux frères qui tentaient de le rattraper. Deux jours plus tard, il avait tenté de tuer un autre policier, après s'être emparé de son arme durant sa garde à vue.

En mars 2008, il avait été condamné pour violences sur un agent pénitentiaire, alors qu'il était en détention. Nouvelle condamnation en novembre 2009: cette fois, Karim Cheurfi doit répondre de violences aggravées sur un codétenu.

Il avait été placé en semi-liberté en juillet 2012, puis avait bénéficié d'une libération conditionnelle en septembre 2013. Celle-ci avait été révoquée après de nouveaux faits -dont un vol avec effraction-, qui lui vaudront condamnation en juillet 2014.

Sorti de prison en octobre 2015, il faisait depuis l'objet d'un suivi par un juge de l'application des peines (JAP).

Aucun "signe de radicalisation"

Après sa garde à vue de février dernier, la justice avait découvert un voyage de Karim Cheurfi en Algérie du 15 janvier au 14 février, "pour s'y marier" selon lui. Le JAP l'avait convoqué le 7 avril pour qu'il s'en explique, mais sans "procéder à la révocation de son sursis mise à l'épreuve", a relevé le procureur de Paris.

François Molins a souligné que "tout au long de sa période d'incarcération, donc pendant une période de quasiment 14 ans", Karim Cheurfi n'avait "pas présenté" de "signes de radicalisation" ou de "prosélytisme".

"On avait plutôt affaire à quelqu'un de très solitaire et d'introverti, avec de gros problèmes de communication", se souvient Me Jean-Laurent Panier, son ancien avocat. "C'était quelqu'un de renfermé sur lui-même", abonde une source pénitentiaire.

"Un morceau de papier découvert à proximité" de son corps jeudi soir "supportait un message manuscrit défendant la cause de Daech", le groupe djihadiste État islamique qui a revendiqué son acte, a pourtant déclaré François Molins, tandis qu'un Coran a été trouvé dans sa voiture.

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Commentaires

(1)

Déjà le pote Karim est célèbre ( plus que notre historien Procureur) alors que les familles des policiers ont juste le droit de pleurer ! Inconnues et ne méritant pas de l'être

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