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Les Républicains attaquent le "socialisme de contrebande" d'En marche

François Baroin au parc floral du bois de Vincennes, le 20 mai 2017
Jacques Demarthon/AFP
"En marche! est une sorte de pavillon de complaisance qui recouvre toutes sortes de marchandises" (Baroin)

Les Républicains se sont posés en défenseurs du pouvoir d'achat, en attaquant vivement le programme d'En marche et son "socialisme de contrebande", samedi à Paris lors de leur meeting de lancement de la campagne pour les législatives.

Devant près de 2.500 personnes rassemblées au parc floral de Vincennes, François Baroin, chef de file LR pour les échéances de juin, et Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, se sont montrés offensifs et déterminés à gagner la bataille des législatives, invitant leurs électeurs à ne pas se laisser séduire par les sirènes macronistes.

"En marche! est une sorte de pavillon de complaisance qui recouvre toutes sortes de marchandises. On y trouve du socialisme de contrebande et les éternels revenants des aventures Bayrou", a lancé M. Baroin, tandis que le public sifflait abondamment le nom du président du MoDem, désormais ministre de la Justice.

"La devanture a changé, le fond de commerce est resté le même. Les électeurs ne sont pas dupes, le renouvellement ce n'est pas cela", a assuré le sénateur-maire de Troyes. "Matin, midi et soir, on me dit il faut une majorité pour le président de la République , mais il y a les Français qui ne veulent pas se retrouver dans un parti unique".

"Une élection n'ouvre pas la saison des transferts, la démocratie ne peut pas être un mercato gouvernemental", a-t-il insisté, alors que trois personnalités de droite ont rallié le gouvernement Macron (Edouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin).

Primo-candidats

Si Baroin reconnaît que "la légitimité du président est incontestable (...) les raisons de sa victoire ne peuvent ni de doivent être oubliées. D'où l'importance de ces élections législatives qui seront vraiment le reflet des sensibilités et des attentes qui traversent notre pays".

"Prétendre, comme je l'entends souvent, que cette victoire présidentielle est extraordinaire , qu'elle incarne une recomposition tonitruante me laisse pantois. Les Français n'ont pas massivement voté pour un homme ou un projet, ils ont sagement voté contre l'extrémisme, comme je l'ai fait et comme nous avons appelé à le faire", a-t-il rappelé.

Pour contrer le gouvernement actuel et sa politique qui "penchera à gauche", "je vous propose donc de donner à la France, une majorité claire de droite et du centre qui nous permettra de gouverner au lendemain du 18 juin".


"Le programme d'En Marche ne permettra pas de redresser le pays", avait auparavant assuré Mme Pécresse. Son programme "n'a pas le courage réformateur nécessaire pour lutter contre le fléau du chômage", avait-elle ajouté.

Plusieurs jeunes primo-candidats s'étaient également exprimés avant eux, avec la volonté de montrer que le renouvellement est aussi du côté des Républicains, l'un d'entre eux, Zartoschte Bakhtiari (Neuilly-sur-Seine) faisant rire la salle en interpellant le public par un tonitruant "camarades", un terme plutôt usité à gauche.

Commentaires

(2)
Bebert

Quelle caste les LR. ET QUE DE MAUVAISE FOI!!! Monsieur Barnouin continuez ainsi la surdité vous guette car la bêtise et la soif du pouvoir vous animent. Une seule chose compte ne pas admettre que les Français ont choisi et le rejet de tous les partis unique et cynique nous n'en voulons plus. BRAVO pour allez droit encore dans le mur. Vous êtes la droite la plus bête du monde.

Danstern

macron sur le chemin des contrebandiers, trop fort.

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