Quantcast i24NEWS - Hollande n'a pas vu venir Macron, comme Ségolène Royal en 2007 (Cambadélis)

Hollande n'a pas vu venir Macron, comme Ségolène Royal en 2007 (Cambadélis)

Le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis à Paris le 23 octobre 2014
Patrick Kovarik (AFP/Archives)
"Il a pensé que ce jeune homme, qui plaisait aux médias, pouvait être un complément dans l'élection"

François Hollande a cherché à "instrumentaliser" Emmanuel Macron en vue de sa réélection, mais n'a pas vu venir sa candidature, comme avec Ségolène Royal en 2007, a estimé mercredi Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS sur le départ, qui règle ses comptes dans un livre testament.

"Je pense que François Hollande avait perçu la volonté de son ministre de l’Économie. François Hollande, il n'y a pas une musaraigne qui bouge dans l'espace public sans qu'il l'analyse. Donc il l'avait perçue. Mais il a cherché à l'instrumentaliser. Parce qu'il a pensé que ce jeune homme, qui plaisait aux médias, pouvait être un complément dans l'élection présidentielle, parce à qu'à ce moment-là Juppé s'avançait", a exposé M. Cambadélis sur RTL.

"Comme la méthode de Hollande, c'est de laisser tout ouvert, il laissait prospérer son ministre de l’Économie, il créait un rapport de force qui lui permettait le moment venu d'affronter Juppé en le ringardisant. Mais le problème, c'est que Macron avait quelque chose en tête. Et il savait qu'il était instrumentalisé", a poursuivi le premier secrétaire du PS.

STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

François Hollande n'a pas vu arriver sa candidature ? "Absolument. Ca lui est arrivé déjà une fois avec Ségolène Royal".

Outre "le bilan de Sarkozy", "deux problèmes se sont posés d'emblée" à François Hollande: "d'abord il devient candidat des socialistes après le crash de Dominique Strauss-Kahn et il n'a pas le temps de se préparer". Ensuite "il arrive en responsabilité dans un accord stratégique avec Montebourg, qui est sa négation. La fronde s'est installée dans le code génétique de ce quinquennat", a analysé cet ancien proche de DSK.

"Je pars du premier secrétariat samedi. Je voulais que le livre ("Chronique d'une débâcle, 2012-2017") soit publié à ce moment-là pour deux raisons. D'abord parce que je pense que le bilan de François Hollande vaut mieux que le récit. Et ensuite parce que je crois, c'est le conseil que je donne aux socialistes, qu'ils ne peuvent se refonder qu'à partir du moment où ils auront surmonté ce moment que nous avons connu avec cette débâcle électorale", a-t-il dit.

Commentaires

(0)
8Article précédentMacron propose de créer une "force commune d’intervention" européenne pour 2020
8Article suivant"Sugardating": la campagne publicitaire controversée interdite à Bruxelles