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"Sugardating": la campagne publicitaire controversée interdite à Bruxelles

"Hey les étudiantes ! Améliorez votre style de vie, sortez avec un 'sugardaddy"
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"Hey les étudiantes ! Améliorez votre style de vie, sortez avec un 'sugardaddy'"

Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort a pris un arrêté pour interdire la publicité en faveur du "sugardating" sur tout le territoire de Bruxelles, a indiqué mercredi son cabinet.

Cette décision intervient après que la Fédération Wallonie-Bruxelles et l’Université libre de Bruxelles ont annoncé qu'elles déposeraient plainte pour incitation à la débauche et à la prostitution contre le site richmeetbeautiful.be, responsable d’une campagne marketing sur des camions publicitaires circulant près des universités promettant aux étudiantes d'"améliorer" leur niveau de vie en rencontrant des hommes "riches".


Ces camions publicitaires arborant une affiche provocante où l’ont peu lire "Hey les étudiantes ! Améliorez votre style de vie, sortez avec un 'sugardaddy" ont été repérés lundi matin aux abords du campus de l’Université libre de Bruxelles (ULB), au moment où la rentrée universitaire battait son plein.

De plus, un syndicat étudiant, l'Union des étudiants de la Communauté française (Unecof), a pour sa part dénoncé une campagne "complètement immorale".

"On sait que le phénomène de la prostitution étudiante gagne du terrain, et voilà une entreprise qui exploite la détresse de ces jeunes femmes pour faire des profits !", a expliqué sa présidente, Opaline Meunier, à l'AFP. "Si ce n'est pas de l'incitation à la prostitution, c'est au moins comparable à l'utilisation des services d'une escort girl. Or ces étudiantes là, qui ont du mal à payer leurs études, ont besoin d'une bourse, pas d'un "sugardaddy"", a insisté la présidente de l'Unecof.

"C'est un malentendu classique", a rétorqué Sigurd Vedal, PDG du site, qui a également prévu une campagne publicitaire à la télévision, à la radio et sur internet. "Nos "sugarbabies" doivent avoir au moins 18 ans et la prostitution n'est pas autorisée", a-t-il assuré à l'AFP. "Nous sommes comme un site de rencontres classique, sauf que l'aspect financier fait partie des critères".

Selon le PDG du site, dix autres camions doivent sillonner la Belgique dans les semaines à venir, "surtout à proximité des établissements universitaires".

Sur 150 000 jeunes filles déjà inscrites dans les pays scandinaves et au Benelux, 21 000 environ sont belges, selon le site, qui a fait du plat pays l'une de ses priorités commerciales.

Le site controversé a pour objectif de mettre en relation des "sugardaddies" (littéralement 'papas gâteaux', des hommes âgés et riches, qui se prétendent beaux et intelligents) avec des "sugarbabies", dont la principale caractéristique semble être qu'elles sont jeunes, jolies et de préférence étudiantes.

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