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Philippe/Mélenchon: un face à face policé, sans coup d'éclat entre "républicains"

Edouard Philippe a affronté jeudi soir son premier grand test médiatique lors de L'Emission politique.
[Thomas SAMSON / AFP]
Seul point sur lequel le ton est monté: l'usage par Mélenchon du terme "coup d'Etat social"

Le Premier ministre français Edouard Philippe et le dirigeant de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon ont échangé des propos policés, sans grand coup d'éclat, lors d'un débat qui a abordé principalement la situation de la France, les ordonnances sur le Code du travail et le CETA (traité de libre-échange avec le Canada).

Loin des "casserolades" et des appels au soulèvement de la jeunesse, Jean-Luc Mélenchon s'est présenté devant le chef du gouvernement calme et souriant, sur le plateau de "l'Emission politique" de France 2.

Le Premier ministre a semblé tout d'abord vouloir corriger quelques affirmations que M. Mélenchon a faites ces derniers mois, rappelant par exemple dès le début de son propos qu'Emmanuel Macron appliquait son programme "après avoir obtenu pour se faire un mandat du peuple".

Les deux hommes sont tombés d'accord sur le constat que "la France va mal" mais aussi que "ça fait longtemps que ça dure".

"Nous proposons une autre méthode et vous aussi", a expliqué Edouard Philippe.

"Je suis parfaitement d'accord avec vous", "je ne suis pas gêné", "je n'ai peur de rien - Ah, n'exagérez pas quand même!": 25 minutes d'échanges entre les deux hommes, rythmés par de nombreuses politesses.

A deux reprises, le député des Bouches-du-Rhône a invité le chef du gouvernement à sa propre émission pour poursuivre la discussion.

"Coup d'Etat social" du gouvernement


Seul point sur lequel le ton est monté: l'usage par le leader de La France insoumise du terme "coup d'Etat social".

"Ca je n'accepte pas! Je n'accepte pas ce mot !", a lancé Edouard Philippe, tout en reconnaissant à Jean-Luc Mélenchon qu'il est "un Républicain, je le crois profondément".

"C'est pour ça, parce que c'est toujours exigeant d'être un républicain, que parfois je suis déçu. Je suis certain que parfois je vous déçois, mais je dois dire que parfois M. Mélenchon vous me décevez", a insisté le Premier ministre.

Se voyant reprocher de ne pas avoir appelé à voter pour Emmanuel Macron dans l'entre-deux tour de la présidentielle, Mélenchon a rétorqué: "vous ne me trouverez pas en défaut de lutte contre le FN et les fascistes".

"Vos déceptions à mon égard ne vont pas remplir toute la soirée! Je ne vais pas vous épouser, Monsieur", a lancé le tribun de LFI.

(avec agence)

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