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Catalogne/référendum: le match Barcelone-Las Palmas joué à huis clos

Des étudiants manifestent pour défendre le référendum d'autodétermination, le 28 septembre 2017 à Barcelone
PAU BARRENA (AFP)
"Le FC Barcelone condamne les actions menées aujourd'hui dans de nombreuses localités de Catalogne"

Le match FC Barcelone-Las Palmas prévu dimanche à 16h15 et placé sous haute tension en raison du référendum d'autodétermination en Catalogne, va finalement se jouer à huis clos dimanche face au "refus" de la Ligue espagnole de reporter la rencontre, a annoncé le club catalan.

"Le FC Barcelone condamne les actions menées aujourd'hui dans de nombreuses localités de Catalogne pour empêcher l'exercice du droit démocratique et la libre expression des citoyens. Face au caractère exceptionnel de ces événements, la direction a décidé que le match de l'équipe première contre Las Palmas se jouerait à huis clos face au refus de la Ligue de football professionnel de décider de son report", a écrit le Barça dans un communiqué.

Au moins 91 personnes ont été blessées dimanche dans des heurts quand la police a voulu empêcher la tenue d'un référendum d'autodétermination en Catalogne, ont annoncé les services de santé de la région.

Une porte-parole a précisé que les services de santé avaient "accueilli 337 personnes dans les hôpitaux et centres de santé". 

Le ministère de l'Intérieur a fait état de son côté de neuf policiers et deux gardes civils blessés.

Dès l'aube, des centaines de personnes s'étaient massées devant les bureaux de vote prévus par l'exécutif catalan pour la tenue d'un référendum d'autodétermination que la justice a interdit. 

PIERRE-PHILIPPE MARCOU (AFP)

Leur objectif était non seulement de voter mais de "protéger" pacifiquement ces sites en barrant l'accès à la police.

Mais en milieu de matinée la police nationale et la garde civile sont entrés de force dans différents bureaux, notamment à Barcelone et à Gérone, le fief du président séparatiste Carles Puigdemont.

Dans certains cas, elle a chargé ceux qui lui opposaient de la résistance, utilisant des balles en caoutchouc selon les témoins interrogés par l'AFP.

Ces scènes de tensions ont été enregistrées par les militants et rapidement diffusées sur les réseaux sociaux, qui montraient aussi comment certains étaient bousculés par la police, parfois à coups de matraque, en refusant de partir.

Une autre scène diffusée par un militant pro-référendum montrait des manifestants criant "assassins, assassins" et encerclant en levant les mains un groupe de policiers anti-émeutes.

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