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Attaque de Marseille: aucun élément ne relie l'assaillant à l'EI "à ce stade"

Policiers sur les marches de la gare Saint-Charles à Marseille le 1er octobre 2017
Stan MARCELJA (TWITTER / Stan Marcelja/AFP)
Le terroriste détenait un passeport tunisien, a indiqué le procureur de Paris François Molins

La revendication par le groupe djihadiste Etat islamique de l'attaque de Marseille survenue dimanche suscite les interrogations des enquêteurs, "aucun élément" ne permettant de relier l'assaillant à l'organisation "à ce stade", a indiqué lundi une source proche de l'enquête.

"La revendication de l'EI pose vraiment question car aucun élément ne relie l'assaillant à l'organisation Etat islamique à ce stade", a déclaré cette source. Connu depuis 2005 sous sept identités des services de police pour des faits de droit commun, l'assaillant, aux cris de "Allah Akbar" selon des témoins, a tué deux jeunes femmes dimanche sur le parvis de la gare Saint-Charles avant de se ruer sur des militaires de la force Sentinelle, qui l'ont abattu. 

Le terroriste détenait un passeport tunisien, a indiqué le procureur de Paris François Molins, lors d'une conférence de presse lundi.

Il a précisé que des investigations étaient toujours en cours pour confirmer son identité.

L'homme avait été interpellé vendredi à Lyon pour vol à l'étalage. Dans le cadre de sa garde à vue, "il a alors présenté un passeport tunisien délivré le 18 novembre 2014 au nom de Ahmed H., né le 9 novembre 1987 à Bizerte en Tunisie", a indiqué le procureur. Des investigations sont "en cours pour s'assurer de l'authenticité" du passeport, qu'il n'avait pas sur lui au moment de l'attaque à Marseille.

Juste après les deux meurtres, l'assaillant a été abattu par des militaires du dispositif Sentinelle (mis en place après les attentats de janvier 2015, ndr) alors qu'il "courait" vers eux, selon le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Une dizaine d'auditions de témoins ont été menées dès dimanche.


Les victime de l'attaque sont deux cousines de 20 et 21 ans originaires de la région lyonnaise, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.

Selon cette source, l'une d'entre elles faisait ses études de médecine à Marseille et l'autre, sa cousine, était venue lui rendre visite pour le weekend.

L'attaque est survenue sur le parvis près de l'entrée principale de la gare de Marseille.

Le terroriste, âgé d'une trentaine d'années et qui ne portait pas de papiers sur lui, a égorgé l'une des victimes et poignardé l'autre, avant d'être abattu par des militaires.

Selon des témoins, il aurait crié "Allah Akbar". Il était connu pour des faits de droit commun sous plusieurs identités, selon des sources proches de l'enquête.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, ouverte notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique".

Paul-Louis LEGER (AFP)

"On voit que la multiplication des capacités de riposte des forces Sentinelle permettent de contrer au plus vite toute action terroriste", a déclaré Frédéric Gallois, ancien chef du GIGN, sur i24NEWS.

"La riposte a été rapide pour éviter que l'agresseur s'en prenne à plus de personnes et tout cela nous fait penser que le problème doit être traité bien plus en amont que celui uniquement dans un plan opérationnel qui a évidemment des limites", a-t-il affirmé.

"Selon des témoignages, les militaires ont procédé à des tirs de sommations mais l'individu a poursuivi sa démarche agressive", a-t-il exprimé.

M. Gallois considère que les radicalisés qui rejoignent les rangs des candidats potentiels aux attaques terroristes est un problème de fond.

Dimanche soir, le groupe djihadiste Etat Islamique (EI) a fait savoir via son organe de propagande que l'assaillant "provient des soldats de l'Etat islamique".

Tout l'après-midi, le secteur de la gare Saint-Charles a été bouclé par plus de 200 policiers. Totalement interrompu, le trafic ferroviaire a peu à peu repris en début de soirée.

Lundi matin, le trafic avait repris normalement à la gare Saint-Charles. La SNCF a mis en place un numéro vert d'assistance psychologique au 0800 120 821.

Commentaires

(1)

ce qui est sur c'est qu'il a copié la méthode des terroristes palestiniens en tranchant la gorge de ces 2 femmes..mais ça les mendias évitent de le souligner. l'EI s'inspire de plus en plus des méthodes barbares des palestiniens camion bélier etc...

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