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"Bordel": Macron "assume sur le fond" mais déplore l'usage d'un "mot familier"

Le président français Emmanuel Macron, le 5 octobre 2017 au palais de l'Elysée à Paris
ludovic MARIN (POOL/AFP)
"Il ne savait pas qu'il était filmé et, par conséquent, son registre de langage relevait du privé"

Emmanuel Macron "assume sur le fond" ses propos tenus "dans une discussion officieuse" mercredi en Corrèze, mais reconnaît qu'il n'aurait pas utilisé le mot "bordel" dans un discours officiel, car c'est un "mot familier", ont indiqué jeudi des proches du président de la République.

Le président "assume sur le fond", mais il "ne savait pas qu'il était filmé et, par conséquent, son registre de langage relevait du privé", a indiqué jeudi son porte-parole Bruno Roger-Petit. 

Il n'aurait pas employé dans un discours le terme "bordel", un "mot familier" utilisé "dans une discussion officieuse", a précisé un autre proche du chef de l'Etat.

Lors de la visite de l'Ecole d'application aux métiers des travaux publics, M. Macron a estimé, dans un aparté avec le président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset, qui évoquait les difficultés à recruter d'une fonderie d'Ussel (Corrèze), que "certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire et ce n'est pas loin de chez eux".

Ce déplacement avait été l'occasion d'un rassemblement de salariés et ex-employés licenciés de l'équipementier automobile GM&S, qui se sont heurtés aux forces de l'ordre. Leur usine à La Souterraine (Creuse) se trouve à environ deux heures de route d'Ussel.

Les propos de M. Macron ont été dénoncés par des responsables de l'opposition, notamment de la France Insoumise et du Front National.

"C'est de l'arrogance", a déclaré le patron des députés LR Christian Jacob, dénonçant "un président qui ne supporte pas la moindre contestation".

"Est-ce qu'il n'y a pas de nombreux Français qui pensent cela?", s'est interrogé le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, en défendant un président qui "assume" de "nommer les choses".

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