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Attentats de Bruxelles: un nouvel inculpé suspecté d'avoir fourni des explosifs

Un policier belge à Bruxelles, le 25 août 2017
LAURIE DIEFFEMBACQ (Belga/AFP)
Le kamikaze s'était approvisionné en acide sulfurique chez Brahim Tabich, un gérant de magasin de bricolage

L'homme de 39 ans inculpé et écroué mardi dans l'enquête sur les attentats djihadistes du 22 mars 2016 à Bruxelles est soupçonné d'avoir vendu de l'acide sulfurique à l'un des trois kamikazes, a indiqué jeudi une source proche du dossier.

Cet homme, dénommé Brahim Tabich selon le journal De Standaard, est présenté comme le gérant d'un magasin de bricolage de Bruxelles où ce kamikaze, Ibrahim El Bakraoui, s'est approvisionné en acide sulfurique, produit utilisé ensuite pour confectionner les explosifs.

"C'est lui qui aurait vendu (l'acide) à Ibrahim El Bakraoui", qu'il connaissait, a confirmé la source proche du dossier, confirmant une information du journal flamand.

Ibrahim El Bakraoui est l'un des deux kamikazes qui se sont fait exploser à l'aéroport de Bruxelles le 22 mars 2016. Un troisième jihadiste, Khalid El Bakraoui, frère d'Ibrahim, a lui déclenché sa charge explosive une heure plus tard dans une station de métro de la capitale belge. Les attaques ont fait au total 32 morts et des centaines de blessés.

Mercredi, le parquet fédéral belge avait annoncé l'inculpation la veille, suivie d'une incarcération, de "Brahim T.", un Belge né le 2 avril 1978, dans l'enquête menée sur ces attaques.

Il s'agit du 10ème inculpé et la justice belge le soupçonne de "participation aux activités d'un groupe terroriste" et d'"assassinats et tentatives d'assassinats, comme auteur, coauteur ou complice", selon un bref communiqué du parquet.

Brahim Tabich est le frère d'Ali Tabich, condamné en 2013 à de la prison ferme en Belgique dans un autre dossier terroriste, lié à des activités de recrutement pour le jihad pour le compte d'Al-Qaïda, a souligné la source proche du dossier.

En 2012, lors du procès en première instance devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, Ali Tabich avait été présenté comme le chef "charismatique" d'une cellule de recrutement gravitant autour du "Centre islamique belge" (CIB), où officiait le cheikh Bassam Ayachi.

Ce centre, qui était situé dans la commune populaire de Molenbeek, est aujourd'hui fermé.

Ali Tabich, co-gérant du magasin de bricolage avec son frère, n'est à ce stade pas inquiété dans l'enquête sur les attentats du 22 mars 2016, selon la même source.

Trois personnes arrêtées lundi, le même jour que Brahim Tabich, à l'occasion d'une série de onze perquisitions menées dans la région bruxelloise, ont été remises en liberté.

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