Quantcast i24NEWS - "Une partie de la famille Merah était au courant" (ex-compagne d'Abdelghani Merah)

"Une partie de la famille Merah était au courant" (ex-compagne d'Abdelghani Merah)

La Cour d'assises de Paris avant le début du procès du frère de Mohamed Merah, le 2 octobre 2017
Eric FEFERBERG (AFP/Archives)
"J'ai pu la traiter de 'sale française' mais pas de 'sale juive'", a lancé Abdelkader Merah

L'ancienne compagne d'Abdelghani Merah, aîné de la fratrie, a été entendue mardi matin dans le procès d'Abdelkader Merah jugé aux assises pour complicité dans les meurtres de son cadet Mohamed, auteur des tueries de Toulouse en 2012.

Anne C., troisième témoin appelée à la barre mardi matin, s'est dite persuadée qu'une partie de la famille Merah était au courant des projets mortifères de Mohamed Merah. Elle pense en outre que le terroriste n'a pas agi seul et qu'il a bénéficié de l'aide d'Abdelkader Merah.

"Lorsque Mohamed était à la morgue... J'ai retrouvé Aicha devant chez Abdelghani. Les premiers mots que je lui ai dit c'est que Abdelkader devait être avec lui et que Souad (Merah - la soeur ndlr) et sa mère devaient être au courant", a lancé la femme de 39 ans.

"Le mensonge était banal dans la famille Merah (...) Sa mère est la plus grande menteuse de la famille", a-t-elle ajouté.

Lors de la seconde tuerie, le soir du 15 mars 2012, Anne C. a commencé à suspecter Mohamed Merah comme l'auteur des crimes, affirmant avoir reconnu l'arme.

"J'ai appelé Abdelghani et je lui ai dit que je pensais que c'était Mohamed Merah. Il m'a dit que j'étais folle, qu'on trouvait des armes comme ça partout à Toulouse. Il m'a dit que je disais n'importe quoi, que j'étais folle. J'ai raccroché en disant que c'était la famille Merah qui me rendait folle", a expliqué la témoin.

Benoit PEYRUCQ (AFP)

"Je souhaite m'excuser auprès des victimes et des familles. Le soir de Montauban, j'ai fait l'erreur de ne pas appeler la police. À la place, j'ai appelé Abdelghani alors que je pensais que c'était Mohamed Merah. Je demande pardon", a-t-elle dit émue.

Dérive salafiste

A la barre, la témoin explique comment elle a vu glisser Abdelkader Merah dans le salafisme, après la bagarre entre Abdelhgani et Abdelkader Merah en 2003.

"C'est allé crescendo, on est devenu des kouffards, des mécréants", a-t-elle commenté, avant d'ajouter "Ce garçon avec qui je dormais parfois tête bêche sur le canapé ne me disait plus bonjour, ni ne me serrer la main".

Elle rapporte également qu'Abdelkaber se faisait appeler "Ben Laden" et "voulait se faire tatouer Ben Laden sur le front", sans pouvoir dater cette anecdote avec précision.

Un avocat de la partie civile a demandé à l'accusé, en présence d'Anne C., "pourquoi l'avoir traitée de 'sale juive', de 'sale Française'".

Abdelkader Merah a répondu "lors des colères, je l'insultais elle pour atteindre mon grand frère", a-t-il reconnu. "J'ai pu la traiter de 'sale française' mais pas de 'sale juive'", a-t-il ajouté.

Elle raconte ensuite ses discussions avec Mohamed Merah, avec qui elle discutait beaucoup de religion et précise que lorsqu'elle mettait en doute ce qu'il disait, Mohamed Merah n'hésitait pas à appeler Olivier Corel, "l'émir blanc".

Commentaires

(3)

Si c'est confirmé, alors toute la smala en cage; y comprit Dupont Moretti !!

Tous en zonzon !! Yalla !! Il n’y a que le fils aîné qui est digne d’être français !!

mais non les pauvres... c la société française qui est fautive . La France n a pas su les comprendre et les intégrer ces pauvres incompris !

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