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"Nous n'acceptons pas les mesures décidées par le gouvernement" (Puigdemont)

​Le président catalan Carles Puigdemont, le 21 octobre 2017 à Barcelone
Josep LAGO (AFP)
Le chef du gouvernement espagnol a demandé samedi la destitution de l'exécutif catalan de Carles Puigdemont

Le président indépendantiste de Catalogne Carles Puigdemont a dénoncé les décisions du gouvernement espagnol visant à prendre le contrôle de l'exécutif catalan estimant qu'il se plaçait ainsi "hors de l'Etat de droit."

"Nous n'acceptons pas les mesures décidées par le gouvernement, qui se place hors de l'Etat de droit", a déclaré Puigdemont. 

"Je demanderai au parlement qu'il convoque une séance plénière" pour répliquer aux décisions du gouvernement espagnol, qui sont selon lui une attaque contre les institutions catalanes sans précédent depuis la dictature de Francisco Franco.

Des centaines de milliers d'indépendantistes catalans, le leader séparatiste en tête, ont envahi le centre de Barcelone samedi pour réclamer l'indépendance après que le gouvernement central a demandé la destitution de l'exécutif catalan.

AP Photo/Santi Palacios

La manifestation, qui a rassemblé 450.000 personnes selon la police locale, était prévue à l'origine pour réclamer la libération de deux leaders séparatistes, Jordi Cuixart, de Omnium Cultural, et Jordi Sánchez, de l'Assemblée nationale catalane (ANC), emprisonnés pour sédition, mais elle a pris une tournure différente après les annonces de Madrid.

Le chef du gouvernement Mariano Rajoy a demandé au Sénat la destitution de l'exécutif indépendantiste pour pouvoir organiser des élections régionales dans les six mois.

Carles Puigdemont est arrivé sous les acclamations de "Président ! Président!", avec d'autres membres du gouvernement catalan à ses côtés, eux aussi menacés de destitution.

"Attaque aux droits"

La société catalane est profondément divisée sur la question de l'indépendance mais l'intervention du gouvernement espagnol dans l'administration catalane pourrait se retourner contre lui.

"Rajoy a destitué le gouvernement autonome de Catalogne pour lequel tant de gens s'étaient battus. Une grave attaque aux droits et libertés" a tweeté Ada Colau, la maire de Barcelone.

LLUIS GENE (AFP)

La foule, dense et statique, débordait sur plusieurs rues du centre ville et était deux fois plus importante que mardi, lorsque 200.000 personnes avaient battu le pavé pour protester contre les arrestations des deux leaders séparatistes.

Au-dessus du cortège flottait de nombreuses "esteladas", le drapeau rouge et jaune avec une étoile blanche sur fond bleu des indépendantistes.

Chaque hélicoptère de la police nationale qui survolait le cortège était sifflé par la foule qui leur faisait des doigts d'honneur.

Le chef du gouvernement espagnol a demandé samedi la destitution de l'exécutif catalan de Carles Puigdemont et la convocation d'élections régionales dans les six mois, afin de reprendre le contrôle de la Catalogne, au bord de la sécession.

Invoquant l'article 155 de la Constitution, jamais encore utilisé, Mariano Rajoy a aussi demandé au Sénat de lui confier la faculté de dissoudre le parlement catalan, afin de "convoquer des élections dans un délai maximum de six mois".

Puigdemont devait faire une déclaration officielle à 21H00 locales (19H00 GMT). Il avait menacé de convoquer le parlement régional pour proclamer l'indépendance si le gouvernement déclenchait l'article 155.

Commentaires

(1)

Si Puigdemont insiste pour l indépendance ce sera la guerre civile le gouvernement de Madrid n acceptera pas Et les militaires agiront par la force Et le pays volera en éclat

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