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"On peut parler de tout en France sauf de l’islam radical", estime P. Val sur i24NEWS

Philippe Val, l’ancien rédacteur en chef de Charlie Hebdo, sur i24NEWS
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Une caricature de Tariq Ramadan a déclenché une vague de menaces contre Charlie Hebdo

Philippe Val, ex-rédacteur en chef de Charlie Hebdo, est revenu dimanche sur i24NEWS sur les récentes menaces de mort contre le personnel de l’hebdomadaire suite à une publication provocante à l’encontre de Tariq Ramadan, accusé par plusieurs femmes d’agressions sexuelles.

Interrogé sur son sentiment concernant les menaces en question, il a estimé que "l’inquiétude est de mise dans ce genre de situation".

"Comment ne pas être inquiet ? Quels que soient la compétence et le sérieux, et c’est le cas, des policiers chargés de la sécurité de Charlie Hebdo, tout le monde est inquiet. Tout le monde devrait l’être", a déclaré M. Val, déplorant ensuite un manque d’intérêt des médias français pour l’affaire.

Chalie Hebdo

"Vous êtes une télévision israélienne, ce soir vous vous inquiétez de cette affaire, vous vous inquiétez du fait que des centaines de messages et de menaces de mort ont été diffusés. Mais vous êtes pratiquement les seuls à vous en inquiéter", a-t-il déclaré sur i24NEWS.

"Dans la presse française, à part le HuffingtonPost, je n’ai pas vu passer grand-chose alors que c’est un événement considérable que ce journal soit menacé de cette façon dans l’indifférence générale", a continué M. Val.

"Les réactions ont mis tant de temps à arriver parce qu’il y a toute une partie des élites journalistiques et médiatiques françaises qui ne veulent pas entendre parler de ce problème. Elles sont lâches devant la montée du terrorisme, l’expression de l’antisémitisme, notamment dans l’affaire Sarah Halimi", a estimé Val, mettant par ailleurs le doigt sur le fait qu’il a fallu attendre les attentats contre Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher pour que "quelque chose se réveille".


"C’est une défaite intellectuelle", a souligné l’ancien patron du quotidien satirique, avant de s'interroger sur les lois en vigueur en France contre les directeurs de publications d’un média permettant ce genre d’abus.

"Lorsque j’étais directeur de la publication, je suis allé une vingtaine de fois au tribunal car j’étais pénalement responsable" de ce que le journal publiait, a fait savoir M. Val se demandant "qu’en est-il des patrons de Twitter et d’autres réseaux sociaux?".

"Comment se fait-il qu’à l’époque la démocratie fonctionnait? Aujourd’hui je ne vois pas les responsables de publication de ces menaces de mort passer devant le tribunal", s’est insurgé l’ex-rédacteur en chef.

"Il va falloir reformer très vite quelque chose dans notre démocratie si on ne veut pas vivre dans la peur et l’angoisse de ces groupes radicalisés", a estimé Val.

"C’est quand même incroyable que cela se passe dans le pays des Droits de l’homme, le pays des libertés auquel les gens se réfèrent", a déclaré l’ancien rédacteur en chef de Charlie Hebdo.


Quand on lui demande pourquoi il y a tant de problèmes avec les publications anti-islam de l’hebdomadaire et pas avec les autres publications dirigées vers toutes les religions et partis politique, P. Val pense que c’est car "on peut parler de tout en France sauf de l’islam radical".

Concernant l’affaire Tariq Ramadan, P. Val a déclaré ne pas "connaître l’affaire".

"Ce que je peux dire, c’est qu’outre ces affaires que je ne connais pas, Tariq Ramadan dit des choses qui sont juste insupportables dans une démocratie", a conclu Philippe Val sur i24NEWS.

Depuis le 24 octobre dernier, l'islamologue et théologien suisse Tariq Ramadan est visé par une enquête pour "viol, agression sexuelle, violences et menaces de mort", après les plaintes de deux femmes.

La dernière une de l'hebdomadaire satirique, titrée "Viol, la défense de Tariq Ramadan" présente l'islamologue suisse en érection, affirmant : "Je suis le sixème pilier de l'islam".

Commentaires

(1)

Tout criminel sait que quand le flic tape, c’est qu’il est faible et dans une impasse. L’impasse spirituelle des islamistes et leur faiblesse de fond s’exprime alors par leur violence. Ils sont fiers d’aimer la mort plus que nous la vie. Mais je veux leur dire que j’aime beaucoup plus la Vie que eux n’aiment la mort. La Vie de mon peuple avant la mienne !

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