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Attentat de la rue Copernic: un juge demande à nouveau la remise en liberté du principal suspect

Hassan Diab, principal suspect de l'attentat de la rue Copernic en 1980 à Paris, au tribunal à Paris le 24 mai 2016
BERTRAND GUAY (AFP)
Le parquet a fait immédiatement appel de cette décision

Un juge a demandé une nouvelle fois la remise en liberté d'Hassan Diab, principal suspect de l'attentat de la rue de Copernic en 1980 à Paris, mais le parquet a fait immédiatement appel de cette décision, a appris l'AFP de sources proches du dossier.

"Un juge des libertés et de la détention a ordonné lundi que la détention provisoire d'Hassan Diab ne soit pas prolongée au delà du 14 novembre et qu'il soit placé sous surveillance électronique à partir de cette date", a précisé cette source.

Le ministère public ayant fait appel, il reviendra à la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris de se prononcer vendredi.

"C'est une situation absolument exceptionnelle: quatre juges ont décidé à huit reprises que notre client devait être remis en liberté. L'obstination du parquet de Paris dans ce dossier n'a rien de judiciaire mais n'est que politique", ont déploré les avocats de M. Diab William Bourdon, Apolline Cagnat et Amélie Lefebvre.

Extradé du Canada en novembre 2014, Hassan Diab, 63 ans, est mis en examen en France comme auteur présumé de l'attentat de la rue Copernic, qui avait fait quatre morts et une quarantaine de blessés le 3 octobre 1980 devant une synagogue.

Plusieurs éléments à charge avaient nourri le dossier de l'ex-juge d'instruction un temps en charge du dossier, Marc Trévidic, notamment une ressemblance entre Diab et les portraits-robots d'un suspect, la découverte en 1981 à Rome d'un passeport à son nom avec des tampons d'entrée et de sortie d'Espagne, d'où serait parti le commando, des expertises graphologiques ou encore le témoignage d'un couple mettant en cause Diab comme appartenant aux groupes palestiniens au début des années 80.

Mais Hassan Diab assure qu'il se trouvait à Beyrouth lors des faits pour passer ses examens à l'université et plusieurs témoins ont corroboré cette version. 

Son ex-épouse, Nawal Copty, entendue en avril, a affirmé qu'il l'avait bien accompagnée à l'aéroport de Beyrouth le 28 septembre 1980, une date à laquelle le porteur du passeport retrouvé à Rome se trouvait déjà en Europe d'après des tampons sur le document. Deux autres témoins se sont montrés "catégoriques" pour affirmer qu'il avait passé les examens avec eux en 1980 et 1981.

Commentaires

(2)

Que l'on publie le nom de ce magistrat irresponsable.

Comme par hasard il trouve plein de témoins , et un juge qui au lieu de le condamner avec toutes les preuves demande sa liberté, le monde à l'envers , et pourquoi pas libérer tout les prisonniers qui ont du sang dans les mains,

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