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Attentat de la rue Copernic: la remise en liberté du suspect à nouveau annulée

Hassan Diab, a Canadian professor charged with the 1980 attack on a Paris synagogue, has been in pre-trial detention in France since 2014
BERTRAND GUAY (AFP/File)
"Nous sommes confrontés à une situation inédite et ubuesque", ont réagi ses avocats

La justice s'est de nouveau opposé à la remise en liberté d'Hassan Diab, détenu depuis deux ans et seul suspect de l'attentat de la rue de Copernic en 1980 à Paris, a appris mardi l'AFP auprès de ses avocats et de source judiciaire.

La cour d'appel de Paris examinait l'appel formé par le parquet contre une décision la semaine dernière d'un juge des libertés et de la détention (JLD), qui avait ordonné le placement de Hassan Diab sous surveillance électronique. C'était au moins la huitième fois, selon ses avocats, qu'un magistrat ordonnait la remise en liberté de ce professeur libano-canadien de 63 ans, extradé du Canada en novembre 2014.

Mais la chambre de l'instruction a infirmé mardi cette ordonnance et décidé de prolonger pour six mois le mandat de dépôt d'Hassan Diab, selon la source judiciaire.

"Nous sommes confrontés à une situation inédite et ubuesque", ont réagi ses avocats, William Bourdon, Apolline Cagnat et Amélie Lefebvre. "Comme presque toujours dans les affaires les plus graves, la libération et la reconnaissance de l'innocence de celui qu'on a présenté à tort aux parties civiles comme le coupable possible prend du temps. Mais elle interviendra".

Dans cette enquête qui touche à sa fin, Hassan Diab, 63 ans, est mis en examen, soupçonné d'avoir perpétré l'attentat de la rue Copernic qui avait fait quatre morts et une quarantaine de blessés le 3 octobre 1980 devant une synagogue du seizième arrondissement parisien.

Plusieurs éléments à charge avaient nourri le dossier de l'ex-juge d'instruction un temps en charge du dossier, Marc Trévidic, notamment une ressemblance entre Diab et les portraits-robots d'un suspect, la découverte en 1981 à Rome d'un passeport à son nom avec des tampons d'entrée et de sortie d'Espagne, d'où serait parti le commando, des expertises graphologiques ou encore le témoignage d'un couple désignant Diab comme membre de groupes palestiniens au début des années 80.

Mais ce dernier assure qu'il se trouvait à Beyrouth lors des faits pour passer ses examens à l'université, et plusieurs témoins ont corroboré cette version.

"Il résulte de l'ensemble de ces éléments l'existence de doutes sur la présence en France de l'intéressé entre le 20 septembre et le 7 octobre 1980, ce qui remet en cause les renseignements tendant à l'impliquer dans l'attentat", avait souligné lundi le JLD dans son ordonnance, d'après une source proche du dossier.

Après 37 ans d'investigations, les juges d'instruction avaient notifié en juillet la fin de leur enquête, mais l'ont récemment rouverte pour examiner une "note blanche" (sans signature, ni en-tête, ni date) des services secrets israéliens, rédigée à charge contre Hassan Diab et transmise fin septembre à la justice française.

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Commentaires

(2)

on peut toujours lui supprimer une roubignole en attendant.

Du jamais vu un juge qui insiste pour la liberté d'un Terroriste,il y a qu'en France qu'on voit sa ,

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