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Quartiers: les "réseaux salafistes" risquent de "prendre la place" des services publics (Pupponi)

François Pupponi à l'Assemblée nationale le 22 décembre 2011
Jacques Demarthon (AFP/Archives)
"Si la République recule, ce sont les réseaux salafistes qui prennent la place" a affirmé le député socialiste

Le député socialiste du Val-d'Oise François Pupponi s'est alarmé mercredi de l'emprise des "réseaux salafistes" dans les quartiers estimant qu'ils risquent de "prendre la place" de services publics menacés de fermeture, dans des communes confrontées à une baisse de leurs recettes.

"Le projet de loi de finances de cette année, tel qu'il est défendu, va entraîner une baisse des recettes pour les communes les plus pauvres de France" et "cette baisse de dotations va obliger ces communes les plus pauvres, en 2018, à fermer des services publics", a déclaré l'ancien maire de Sarcelles sur LCP.

"Si les services publics ferment, si la République recule, ce sont les réseaux salafistes qui prennent la place. C'est vrai à Stains, c'est vrai à Sarcelles", a-t-il poursuivi.

Selon lui, des associations liées à ces réseaux "s'installent tous les jours dans les quartiers, elles n'ont pas de problème d'argent, elles proposent du soutien scolaire, de l'aide sociale".

A Sarcelles, "il y a deux écoles tenues par des réseaux qu'on peut considérer salafistes (...), une école officielle déclarée, une qui ne l'est pas", ouverte depuis quatre ou cinq ans, "je préviens le préfet tous les jours (...) on me dit +on ne peut rien faire+", a déploré l'élu.

"Quand des enfants sont pris en charge par des associations, de manière illégale, sur des thèses salafistes, dans l'indifférence générale et que l'Etat ne fait rien, il ne faut pas s'étonner qu'on risque d'avoir des problèmes", a-t-il insisté.

"J'avais ouvert à Sarcelles une cellule de prévention de la radicalisation, je pense que cette année nous allons la fermer faute de moyens", a aussi regretté M. Pupponi.

M. Pupponi a dénoncé un "double discours, extrêmement gênant", entre d'une part les déclarations d'Emmanuel Macron sur les quartiers en difficulté et le maintien de leurs dotations pour 2018, et d'autre part la position gouvernementale lors des débats budgétaires au Parlement: "Hier quand je dépose un amendement pour dire +il faut maintenir les crédits pour ces quartiers+, le ministre de l'Intérieur refuse, la majorité refuse", a-t-il critiqué, assurant ne pas comprendre "si c'est un jeu de dupes, ou une incompréhension".

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