Quantcast i24NEWS - Attentat de la rue Copernic: non-lieu en faveur du suspect Hassan Diab

Attentat de la rue Copernic: non-lieu en faveur du suspect Hassan Diab

Hassan Diab, a Canadian professor charged with the 1980 attack on a Paris synagogue, has been in pre-trial detention in France since 2014
BERTRAND GUAY (AFP/File)
Les juges estiment que les charges à l'encontre du suspect "ne sont pas suffisamment probantes"

Des juges d'instruction ont rendu un non-lieu en faveur d'Hassan Diab, unique suspect de l'attentat à la bombe devant la synagogue de la rue Copernic, qui avait fait quatre morts et une quarantaine de blessés le 3 octobre 1980, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

Ils ont également ordonné la "mise en liberté immédiate" du Libano-Canadien de 64 ans, qui a passé plus de trois ans en détention provisoire.

Dans leur ordonnance rendue contre l'avis du parquet qui avait requis fin novembre le renvoi d'Hassan Diab devant les assises, les magistrats estiment que "les charges pouvant être retenues contre lui ne sont pas suffisamment probantes" et "se heurtent à trop d’éléments à décharge", d'après cette source.

Les magistrats relèvent que les investigations ont mis en lumière "un certain nombre d'éléments (..) qui permettent d'estimer qu'Hassan Diab se trouvait vraisemblablement au Liban pendant cette période" et ne pouvait donc ni avoir confectionné ni posé l'engin explosif, caché sur une moto.

M. Diab a toujours affirmé qu'il était à Beyrouth au moment des faits pour passer ses examens à la faculté. "Les documents de l'université libanaise" et "les témoignages de plusieurs étudiants" ont corroboré sa version, soulignent les juges.

L'enquête, l'une des plus anciennes à Paris, avait attribué l'attentat, non revendiqué, au Front populaire de libération de la Palestine-Opérations spéciales (FPLP-OS), groupe né d'une scission du FPLP, et les renseignements français avaient identifié Hassan Diab en 1999.

Extradé en novembre 2014 du Canada, ce professeur d'université en sociologie avait été mis en examen et placé en détention provisoire.

Depuis plusieurs mois, son cas est au cœur d'une bataille judiciaire entre le parquet et les juges.

Ces derniers, faisant déjà part de leurs doutes quant à sa présence en France à l'époque, avaient demandé à plusieurs reprises sa remise en liberté, avec assignation à résidence et port d'un bracelet électronique. Mais à chaque fois, le ministère public avait fait appel et la cour d'appel avait décidé de prolonger sa détention.

Le 29 novembre, le parquet de Paris avait requis son renvoi devant la cour d'assises spéciale de Paris, seule habilitée à juger les crimes terroristes. Il s'appuyait notamment sur des notes des renseignements, des expertises graphologiques et la ressemblance de Diab avec des portraits-robots réalisés à l'époque, estimant que les "éléments à charge et à décharge" devaient être débattus lors d'un procès.

Commentaires

(8)

Justice est faite

La France tremble de représailles sur son sol, si elle avait rendu justice .

Il sera éliminé un jour ou l'autre et pourrira en enfer...

incompétent

Les juges français sont au dessus de tout cela. Ils ne prendront pas les risques de leur confrère argentin.... Un état de droit qui chaque année s'enfonce un peu plus dans la corruption ?....

La France ne tremble pas surtout pas devant des élu par je ne sais qui m. Ha oui dieu je l’ai aussi entendu.

Selon la transposition du bon vieil adage : Il vaut mieux laisser un terroriste coupable en liberté plutôt que de prendre le risque d'emprisonner un terroriste innocent.....

8Article précédentAllemagne: accord entre Merkel et sociaux-démocrates
8Article suivantInhumation de France Gall en présence des proches et de fans de la chanteuse