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Copernic/décision des juges: "on a voulu se débarasser de ce dossier" (BNVCA)

Hassan Diab, a Canadian professor charged with the 1980 attack on a Paris synagogue, has been in pre-trial detention in France since 2014
BERTRAND GUAY (AFP/File)
"Diab est libéré pour raisons politiques, peut-être même pour plaire à des autorités jordanienne ou libanaise"

Près de 38 ans après l'attentat à la bombe mené contre la synagogue de l'Union libérale israélite de France, rue de Copernic à Paris le 3 octobre 1980, les juges d'instruction ont rendu vendredi un non-lieu en faveur de l'unique suspect, le Libano-Canadien Hassan Diab, et ont ordonné sa "mise en liberté immédiate".

"Cette décision des juges d'instruction est très regrettable, parce qu'après 38 ans d'enquête et d'expertise, arriver à un tel résultat prouve qu'on a tout simplement voulu se débarasser de ce dossier", a déploré auprès d'i24NEWS Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA).

"J'ai demandé au parquet de faire appel de cette décison, les arguments présentés par les juges ne sont que des suppositions, ils ont jugé, préjugé, et Hassan Diab s'est vu accorder le bénéfice du doute", a-t-il ajouté.

Selon les magistrats, les charges n'étaient "pas suffisamment probantes" et "se heurtaient à trop d'éléments à décharge".

Dans leur ordonnance signée vendredi, ils mettent en lumière "un certain nombre d'éléments" qui permettent de penser que cet ancien professeur de sociologie à l'université d'Ottawa de 64 ans "se trouvait vraisemblablement au Liban pendant cette période", et ne pouvait donc ni avoir confectionné ni posé l'engin explosif, caché sur une moto.

"Les documents de l'université libanaise" et "les témoignages de plusieurs étudiants" ont corroboré cette version selon les juges, contrairement à ce que la découverte d'un passeport au nom de Diab, principale pièce à conviction à son encontre, semblait montrer.

Autre élément à décharge pour les magistrats, "l'absence d'empreintes digitales" de l'ancien professeur parmi toutes celles retrouvées sur différentes pièces qui ont pu être manipulées par le ou les auteurs de l'attentat.

Le 29 novembre, le parquet de Paris avait requis son renvoi devant la cour d'assises spéciale de Paris, seule habilitée à juger les crimes terroristes, considérant que les "éléments à charge et à décharge" devaient être débattus lors d'un procès.

Diab a été libéré, parce que "les juges ont été contraints de le faire pour des raisons politiques", a estimé Ghozlan, "peut-être même pour plaire à des autorités jordanienne ou libanaise".

"Il s'agit à mon sens d'une affaire diplomatique beaucoup plus que d'une affaire judiciaire", a-t-il conclu.

(avec agence)

Commentaires

(5)

que le mossad s'en occupe ..

Mais elle va le payer un jour,D.IEU paye toujours ses dettes

Déjà mon commentaire a été supprimé,bande de gauchistes

Vous aussi vous le payerez un jour

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