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Gérard Collomb veut accueillir les réfugiés mais "pas tous les migrants économiques"

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 19 décembre 2017
Patrick KOVARIK (AFP)
Il a affirmé que son projet de loi sur l'asile et l'immigration reprend deux grands principes de la France

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a affirmé que son projet de loi sur l'asile et l'immigration reprend deux grands principes de la France, accueillir les réfugiés mais pas tous les migrants économiques, dans un entretien au Parisien dimanche.

"La France doit accueillir les réfugiés, mais elle ne peut accueillir tous les migrants économiques", a estimé le ministre qui juge le projet de loi asile-immigration attendu en conseil des ministres fin février, "totalement équilibré".

Une trentaine d'associations, de la Ligue des droits de l'Homme jusqu'à Médecins du monde en passant par Emmaüs et le Secours catholique, avaient au contraire dénoncé un texte "déséquilibré" après une réunion jeudi à Matignon sur le sujet.

Pour répondre au doublement de la durée de rétention administrative prévue par le texte, M. Collomb annonce la création de "200 places d'ici à la fin du mois de janvier et 200 autres en 2018".

AFP /PHILIPPE HUGUEN

Interrogé sur la marge de manoeuvre laissée aux parlementaires sur le texte, le ministre de l'Intérieur admet "des possibilités d'amendement" mais insiste sur le fait qu'il "n'est pas question de changer d'orientation".

Très remontées contre la politique migratoire du gouvernement qu'elles viennent d'attaquer au Conseil d'Etat, les associations ont fait part de leur "déception" à l'issue d'une réunion avec le Premier ministre jeudi à Matignon, où elles n'ont senti "aucune volonté d'infléchir" le  texte.

"Il y a une déception" sur le projet de loi "asile et immigration" qui "semble déséquilibré" avec "un durcissement très net" faisant la part belle aux expulsions, a affirmé à l'issue de cette réunion de trois heures Louis Gallois, le président de la Fédération des acteurs de la solidarité. 

Selon une source gouvernementale, le texte arriverait, selon les plans de l'exécutif, "fin février" en conseil des ministres, puis au Parlement "au printemps", sans doute en avril.

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