Europe

Vue générale du Parlement portugais où les députés du parti socialiste se lèvent pour voter, au palais Sao Bento de Lisbonne, le 25 mars 2010
Le Front commun des syndicats de la fonction publique avait menacé lundi d'appeler à une grève le 29 janvier

Le Parlement portugais, dominé par une majorité de gauche, a approuvé vendredi en première lecture le retour aux 35 heures hebdomadaires dans la fonction publique, sans toutefois se mettre d'accord sur la date de son entrée en vigueur.

"Nous nous efforcerons de mettre en oeuvre dès que possible les 35 heures pour l'ensemble des secteurs de l'administration publique, sans augmenter les coûts", a déclaré devant les députés le Premier ministre socialiste Antonio Costa.

Si le projet de loi du Parti socialiste adopté par les députés vendredi prévoit une entrée en vigueur de la mesure en juillet, trois autres textes présentés par ses alliés de la gauche radicale et approuvés parallèlement plaident pour une application immédiate.

Le Front commun des syndicats de la fonction publique, proche du Parti communiste, avait menacé lundi d'appeler à une grève le 29 janvier si le gouvernement n'avançait pas la date du retour aux 35 heures.

Le temps de travail hebdomadaire des fonctionnaires avait été porté en 2013 à 40 heures par le précédent exécutif de droite pour l'aligner sur le secteur privé.

Cette mesure s'inscrivait dans le cadre d'une vaste cure de rigueur instaurée en échange d'un plan d'aide international de 78 milliards d'euros octroyé au Portugal en mai 2011.

Arrivée en tête des élections législatives du 4 octobre, mais sans majorité absolue, la droite avait été évincée par une alliance inédite entre le Parti socialiste, le Bloc de gauche, proche de la formation grecque de Syriza, le Parti communiste et les Verts.

Le gouvernement de M. Costa, qui a pris ses fonctions fin novembre, a commencé à détricoter le programme d'austérité de son prédécesseur et a notamment décidé la suppression progressive, dès 2016, des coupes dans les salaires des fonctionnaires.

Il compte aussi réintégrer plusieurs centaines de fonctionnaires mis en disponibilité dans le cadre des mesures d'économies. Depuis 2011, plus de 78.000 postes ont été supprimés dans la fonction publique qui en compte désormais moins de 650.000.

(avec AFP)

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